André de Maricourt, L'art de se conduire (1939)
“ Le littérateur ne doit pas aimer son métier pour son seul amour de l'art — amour de tête — mais songer à ceux qui le liront — amour de cœur. En travaillant, il est soutenu et surhaussé au-dessus de lui-même parce qu'il veut rendre ses lecteurs meilleurs et plus « amis », en cherchant à leur insuffler les qualités et les forces qu'il souffre de ne posséder souvent pas lui-même. Les orateurs ne doivent pas être des histrions, mais ils doivent être heureux en face d'un public qui les remercie de lui avoir exprimé ce qui est noble en lui. Ils sentent battre un cœur innombrable à l'unisson du leur. ”
