Henri Favre

Résumé

Henri Favre Balzac et le temps présent (1888)

La Comédie humaine est un de ces mondes qu'il a fait descendre du ciel et du firmament dans les profondeurs de sa tête magistrale. Ce monde, il l'a incarné et, pour ainsi dire, acclimaté dans son œuvre; monde exact, d'ailleurs, et si conforme à la réalité, qu'il épouvante, par sa précision et sa grandeur, les esprits vulgaires qui ne savent pas d'où il vient.
Balzac sentait profondément que les mondes viennent de l'infini et il n'a eu qu'à suivre son génie d'inspiration pour aller, au plus haut, en relever la trace.
Source : Gallica

Henri Favre Balzac et le temps présent (1888)

Dans ce chef-d'œuvre, la vie se toise à l'aune, au millimètre, au point. La vie s'écoule à mesure que la passion se satisfait.
La Peau de Chagrin, c'est la Recherche de l'Absolu dans la chair, dans l'amour. C'est la passion qui se cherche et se creuse sans raison et sans merci.
L'amour, c'est la Recherche de l'Absolu dans l'instinct de la substance, comme la visée suggestive de Claës était la Recherche de l'Absolu dans l'idéal de l'Infini. Dans l'intelligence, c'est le rêve.
Source : Gallica

Henri Favre Balzac et le temps présent (1888)

Lamartine, ce valeureux frère en poésie de Balzac, a traduit en chrétien, cette noble maxime du païen d'élite.
L'homme est un Dieu tombé qui se souvient des cieux.
Dominer la nature, élever l'homme, faire son salut, voilà notre trinité obligatoire; pour y correspondre il nous faut, en ce monde et pour l'autre, un corps, une intelligence, un idéal.
Qu'on sépare ces termes univoques, l'on tourne l'aile à la poésie; on tombe dans les bas-fonds de l'analyse où l'on s'engouffre aux abîmes de la plus irrémissible déperdition.
Source : Gallica

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