Résumé

Stanislas d' Arpentigny La science de la main, ou L'art de reconnaître les tendances de l'intelligence d'après les formes de la main… (1856)

Il est crédule, il aime l'imprévu, et son âme est comme la flamme qui, si elle ne s'élève, s'éteint.
Eh bien ! cet ami, ce parent, ce voisin, ne peut manquer d'avoir les doigts coniques ou pointus, et un petit pouce.
Cet autre aime à faire œuvre de ses mains : il bêche, il taille, il émonde. Il vit debout, toujours allant, toujours venant, une serpe, un marteau ou un fusil à la main. Il se moque de ces rêveurs contemplatifs qui, toujours voguant sur l'océan des
songes, passent leur vie à regarder l'eau couler, les nuages voler, les arbres s'entre-saluer.
Source : Gallica

Stanislas d' Arpentigny La science de la main, ou L'art de reconnaître les tendances de l'intelligence d'après les formes de la main… (1856)

En France, ce ne fut qu'au XVIIe siècle, époque vouée à la méthode et au savoir-vivre érigé en science, que les idées dont les mains utiles sont les instruments à peu près exclusifs, prirent la direction de la société.
L'architecture, sous leur empire, ne dut plus, comme au XVe et XVIe siècles, tendre à la poésie et aux plaisirs de l'imagination, mais à la symétrie et à l'utilité matérielle; comme un célibataire désillusionné qui prend femme et se range, elle dut rompre avec la fantaisie et s'asseoir, elle aussi, sur la froide dalle de la réalité.
Source : Gallica

Stanislas d' Arpentigny La science de la main, ou L'art de reconnaître les tendances de l'intelligence d'après les formes de la main… (1856)

Des savants, probablement à main en spatule ou carrée, viennent de faire une découverte qui devait, disait-on, assujettir une des branches de l'art à Y industrie, et constater, en la démontrant ostensiblement, la supériorité des procédés de la science et de la combinaison sur ceux de l'inspiration.
C'est le daguerréotype.
Or, la peinture se propose la lumière, la couleur, l'âme, le mouvement, la vie, buts auxquels ni règles ni receltes ne mènent sans le génie ; et le daguerréotype ne rend que l'immobilité, l'obscurité, la matérialité de la mort.
Vous le voyez, l'art n'est pas encore vaincu.
Source : Gallica

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