C. Nagel, Voltaire et la Révolution française… (1839)
“ Vrais amis de la France, eh ! quoi ! souffrirez-vous Qu'on exile ces dieux de ma noble patrie, Et que des grands auteurs la majesté flétrie Dans les ruisseaux impurs soit traînée à genoux ? Non, non ; il faut lutter contre le faux goût du siècle ; il faut réduire au silence l'envie et son armée glapissante ; il faut défendre Racine sur la brèche; mais je vous recommande surtout Voltaire ; c'est lui qu'il faut élever sur le pavois. Ce'fils aîné de l'harmonie, C'est votre frère en poésie ; C'est le roi de nos grands auteurs ; Que les flots de votre ambrosie Guérissent ses vives douleurs ! ”
