P. Thorel, Satires et poésies (1851)
“ La haine vit encor quand sonne l'agonie, Et, réchauffant le cœur d'un semblant d'énergie, Elle a pour dernier mot un sarcasme odieux, Et, tout près de finir, elle outrage les cieux I Pitt demandait au rhum une brutale ivresse, Pour fuir un cauchemar qui l'obsédait sans cesse, Et narguer le destin qui proclamait vainqueur Ce peuple vainement proscrit par sa fureur. Dieu l'avait fait semblable au tigre, dont la rage Ne s'éteint qu'en mourant et survit au carnage, Et son nom, en tout temps, maudit et détesté, Demeurera l'effroi de la postérité. ”
