Résumé

M. Divray La Fin du XIXe siècle et moeurs des hobereaux… (1884)

Que l'appelle la voix, c'est pour aller apprendre Qu'un Dieu du haut du ciel a bien voulu descendre, Qu'il voulut comme lui naître pauvre et souffrant, Endurer comme lui de l'orgueil insolent L'injustice, la honte et le dédain superbe ; Il voulut, sous les pieds écrasé comme l'herbe, Montrer qu'on peut sans nom, sans amis, sans secours. Par ses vertus atteindre aux sublimes séjours, Que l'esclave au coeur pur est plus grand que le riche, Que le bonheur coupable est un bonheur postiche, Qu'une âme est libre encor lorsque, chargé de fers, On livre un faible corps aux tourments des pervers.
Source : Gallica

M. Divray La Fin du XIXe siècle et moeurs des hobereaux… (1884)

Il n'a jamais ouvert à votre oeil incertain L'abîme inpénétrable où pense l'être humain.
Un juge, dites-vous, en tout semblable au prêtre, Ne saurait prononcer, avant de bien connaître, Sur le fait dénoncé, le crime combattu, Il faut que deux témoins éclairent sa vertu ; Or, quand un criminel à vos genoux se jette, Confesse ses péchés en inclinant la tête, Il avoue, il est vrai, que son forfait est grand, Qu'il fut un fils prodigue, ingrat, qu'il s'en repent, Que du Ciel outragé la charité le touche ; Savez-vous s'il vous parle ou de coeur ou de bouche ?
Source : Gallica

M. Divray La Fin du XIXe siècle et moeurs des hobereaux… (1884)

L'ami n'existe pas, mes proches m'ont trahi, Le mensonge triomphe, il a tout envahi, La fausseté, sa soeur, levant sa tête altière A tué l'équité maudite sur la terre. O Terre, est-il un seul des perfides humains: Qui dans la trahison n'ait point trempé les mains ? Où trouver un mortel pur de toute injustice Et que n'ait point souillé l'impudence du vice? A la corruption tous les coeurs sont ouverts, Qu'est devenu le monde et le vaste; univers ? Le monde est un chaos, c'est une boue infecte Où rampe et se débat le venimeux insecte.
Source : Gallica

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