Résumé

Julien Paillet Les Athénéennes : choix de poésies (1836)

Ses veilles, ses talens , son esprit de justice A la France pourraient rendre plus d'un service , Mais non ; quand l'électeur, tout fier de son destin, Dans le champ-clos s'avance , armé d'un bulletin, Il voit de l'épicier la mine triomphale ; Mais il passe inconnu de l'urne électorale.
Il n'est rien dans l'Etat, il ne prétend à rien Qu'au suffrage éclatant de tous les gens de bien.
Amour de la patrie , ô toi, céleste flamme , Le poète te doit la fierté de son âme ; Le poète est celui dont le zèle brûlant.
Puise dans un cœur droit son sublime talent.
Source : Gallica

Julien Paillet Les Athénéennes : choix de poésies (1836)

Aux appétits grossiers asservir tout son être Est le sort de la brute; à penser, à connaître, A plonger ses regards au sein de ravenir, La nature appela l'homme , pour l'ennoblir.
De la raison voudrais-je abandonnant la route, Vivre et mourir l'égal de l'animal qui broute?
Suis-je né tout entier pour les vers du tombeau?
Non, mon cœur d'homme bat pour un destin plus beau.
Muse, hâtons nos pas, car le temps a des ailes; Son vol est si rapide! et mes jours sont si frêles!
Entends-tu ce beffroi qui, d'une voix d'airain, Pour moi semble annoncer un jour sans lendemain?
Source : Gallica

Julien Paillet Les Athénéennes : choix de poésies (1836)

Ah! quand tes compagnons reverront l'Italie, Sur leurs pas volera l'inquiète Octavie, Et son cœur, agité d'un tremblement soudain, Parmi leurs rangs déserts va te chercher en vain.
Un tigre, dont la rage en longs cris se déploie, Au serpent affamé vient disputer sa proie,
-Et le serpent, au loin répandant la terreur, Par d'aigres sifïleraens annonce sa fureur, Sur sa croupe flexible un instant se balance, Et, prompt comme l'éclair, sur le tigre s'élance, Il le saisit, l'entraîne, autour de lui roulé , Le lie au roc voisin par un nœud redoublé, Et plonge dans ses flancs un dard de sang avide.
Source : Gallica

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