Julien Paillet, Les Athénéennes : choix de poésies (1836)
“ Ses veilles, ses talens , son esprit de justice A la France pourraient rendre plus d'un service , Mais non ; quand l'électeur, tout fier de son destin, Dans le champ-clos s'avance , armé d'un bulletin, Il voit de l'épicier la mine triomphale ; Mais il passe inconnu de l'urne électorale. Il n'est rien dans l'Etat, il ne prétend à rien Qu'au suffrage éclatant de tous les gens de bien. Amour de la patrie , ô toi, céleste flamme , Le poète te doit la fierté de son âme ; Le poète est celui dont le zèle brûlant. Puise dans un cœur droit son sublime talent. ”
