Henri Zozime de Valori, Oeuvres poétiques du marquis de Valori (1830)
“ Là, sur la fin du jour, on voit errer son ombre : Près d'un temple en ruine est une voûte sombre; Les murs en sont détruits : mais si l'art du ciseau N'a pu des coups du tems préserver ce tombeau, De ce lieu que révèle un laurier séculaire L'auguste poésie a fait son sanctuaire. L'amant des doctes Sœurs s'assied sous ses murs : Tout à coup d'Apollon l'extase l'a surpris; Les sons d'un luth divin ont frappé son oreille, Et de l'antique mont l'oracle se réveille : « Parais, disait la voix, brille, astre de l'amour ! » Lève-toi sur le monde aux premiers feux du jour ! ”
