Luís de Camões,
Traduction des Lusiades de Camoëns
(1844)
“ Où chacun veut pour soi l'honneur des premiers coups , Chacun soutient des droits dont son cœur est jaloux. L'un, c'est la liberté des champs qui l'ont vu naître; L'autre, c'est le pouvoir d'y commander en maître; C'est un peuple à soumettre, un sceptre à conquérir, Tous ces rêves qu'en nous l'orgueil aime à nourrir. Mais la plus juste cause a du moins l'avantage Et du bras le plus sûr, et du plus fier courage. Nuno, dont la valeur combat au premier rang, Frappe, renverse, écrase, et triomphe en courant : Et déjà plus d'un brave a payé de sa vie L'espoir qui lui montra notre terre asservie. ”
