Luís de Camões

Élements biographiques

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, ou Les Portugais… (1878)

Mais l'étoile du matin commence à rayonner : la déesse qui la conduit dans les cieux, Vénus, voit les mers bouleversées et les Lusitaniens en péril. Elle appelle les nymphes, ses compagnes, les pare de guirlandes de roses. Celles-ci s'avancent à sa voix, comme un essaim d'étoiles radieuses,, et la colère des enfants d'Éole expire à cette vue.
Le calme règne sur les flots, et la joie, dans les cœurs. En ce moment même la terre paraît. « Amis, s'écrie le pilote de Mélinde, si j'en crois mes yeux, c'est la terre de Calicut. Oui, c'est elle ! » Gama ne peut retenir ses transports.
Source : Gallica

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Traduction des Lusiades de Camoëns (1844)

Sans doute ce n'est point un Néron, un pervers D'incestes monstrueux effrayant l'univers, Passant effrontément, sous l'œil des dieux, qu'il brave.
De l'hymen de sa mère à l'hymen d'un esclave.
Ce n'est point un cruel qui, comme Phalaris, De son taureau d'airain savoure en paix les cris; Mais quoi ! le Portugais, dans son obéissance, N'entend pas en aveugle adorer la puissance.
Fier de ses premiers rois, il a vu leur grand cœur Du trône jusque ici justifier l'honneur; Et chez lui désormais qui veut régner en maître, Premier par le pouvoir, par le cœur devra l'être.
Source : Gallica

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, poëme de Camoens… (1842)

L'agile messager dans les airs se balance, Et d'un subit essor vers la terre s'élance. Son brillant caducée étincelle en sa main : C'est par lui qu'exerçant un pouvoir souverain, Il verse le sommeil, il commande aux orages, Ou réveille les morts sur les sombres rivages. Vers Mélinde avec lui la déesse aux cent voix Vole, des Portugais publiant les exploits. Elle redit leurs noms, elle conte la gloire Qu'à leurs drapeaux fameux attacha la victoire. Pour ces fiers conquérants à ces pompeux récits De respect et d'amour tous les coeurs sont saisis. Chacun brûle de voir ces nobles fils du Tage.
Source : Gallica

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