Claude Boyer, Les Amours de Jupiter et de Sémélé
“ Il faut qu’avecque vous, par un Hymen fidèle, Sémélé nous assure une paix immortelle : Un si grand intérêt ne peut être ignoré. ALCMÉON. Cependant mon malheur, n’est que trop assuré. LE ROI. Je sais bien que ma fille au moins en apparence, Dans ses premiers désirs marque quelque inconstance ; Mais parmi les amants cette ombre de froideur Peut changer le dehors sans aller jusqu’au cœur. ALCMÉON. Seigneur tout est changé ; la Princesse elle-même D’un air si transporté m’a vanté ce qu’elle aime, Qu’il n’est mortel ni Dieu qui lui puisse être égal. ”
