Résumé

Contes arméniens (1905)

“ L'or et l'argent, dit l'homme.
Ils étaient à peine sortis de la ville qu'ils virent les cadavres de milliers, de milliers d'hommes tués, dont on emmenait les femmes en esclavage. Puis les soldats retournèrent dans la ville et, après avoir pris tout l'or et tout l'argent, ils y mirent le feu et la réduisirent en cendres. Le derviche et l'homme assistèrent à ce spectacle, puis ils continuèrent leur chemin.
Ils arrivèrent devant un kiosque et un palais qui étincelaient au soleil comme du cristal. Ils étaient entourés d'arbres incomparables et de
fleurs.
”
Source : Gallica

Contes arméniens (1905)

“ Mon frère, lui dit la jeune fille, prends avec toi ton chien fidèle. Quand tu franchiras le seuil de la porte, suis les traces de ton chien; prends en main un bouquet de roses; quand tu seras de l'autre côté de la porte, il y a là une femme enveloppée dans une peau de chameau. Les gens, en passant, lui crachent à la figure et lui jettent une pierre. Toi, effeuille sur elle les roses, lorsque tu passeras. Et quand tu seras assis à table, donne à ton chien le premier morceau de pain; si le chien reste vivant, mange; s'il crève, lève-toi et t'en va. ”
Source : Gallica

Contes arméniens (1905)

“ BADIKAN ET KHAN BOGHOU 1
Il y avait et il n'y avait pas; il n'y avait personne meilleur que Dieu.
Il y avait un roi qui avait quarante fils. A mesure qu'ils étaient en âge, il les envoyait dans les pays lointains pour y accomplir des exploits, y faire choix d'une jeune fille et l'épouser.
Il y en avait déjà trente-neuf de mariés et Dieu sait s'ils avaient fait des prouesses! C'était maintenant le tour du dernier fils, Badikan.
Badikan monta sur son cheval. Son père lui fit cadeau de son épée, de ses flèches et de son arc.
”
Source : Gallica

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