Jacques Boulenger, Les contes de ma cuisinière (1935)
“ Je suis bien las et affamé, mon âme, dit-il à la femme d'Andréa. Ne voudrais-tu pas me faire quelque chose à manger ? — Mais je n'ai qu'un peu de pain et des olives, lui dit-elle. — N'aurais-tu pas une poule? Je te la paierais bien. Ce disant, il fit sonner ses pièces d'or dans sa poche. Mais la femme se rappelait les recommandations de son mari et elle répéta qu'elle n'avait rien. — Ecoute, ma petite icône, reprit le Juif, j'ai si grand faim que je me sens prêt à mourir : ce serait un péché sur ton âme si cela arrivait. ”
