Jacques Boulenger, Les Romans de la table ronde (1922)
“ Adieu, dame ! Et vous répliquâtes : Adieu, beau doux ami ! Et jamais plus ce mot ne m’est sorti du cœur. C’est lui qui me rendra prud’homme, si je le suis jamais. Il m’a garanti de tous maux. Il m’a sauvé de tous les périls. Il m’a rassasié lorsque j’avais faim. Il m’a fait riche en ma pauvreté. — Ma foi, Dieu soit béni de me l’avoir fait dire ! Mais je ne lui donnais pas tant d’importance et je l’ai dit à maint chevalier sans y songer. S’il vous fait prud’homme, c’est que vous n’avez point le cœur d’un vilain. ”
