Jacques Boulenger, Les Romans de la table ronde (1922)
“ Lancelot aurait assez à faire d’un chevalier. Il prétend être plus vaillant que tout le monde ! — Ne vous souciez de cela, sire Keu, reprit Lancelot. Quand j’aurai fait ma bataille contre trois, vous ne voudrez être le quatrième pour toute la terre du roi Artus. — Lancelot, dit le roi, il est vrai que vos prouesses sont connues, mais vous avez entrepris une bien grande chose en prétendant fausser mon jugement ; jamais chevalier ne l’a osé. Et vous tentez follement. À Dieu ne plaise que je laisse faire en ma cour un combat si inégal ! — Sire, s’écria Galehaut, ce n’est pas droit, en effet ! ”
