“ Soudain, je vis le visage d’Hervé plus harmonieux. Il semblait qu’un voile se détachât de son visage pour lui rendre une apparence calme. Il me dit : — Vous me demandiez ce qui pourrait m’adoucir ? Je vais vous éclairer. Un espoir s’insuffla dans mes veines. Cet instant de répit me fit retrouver mes esprits. Enfin Hervé voyait l’ignominie de sa conduite et je ne doutais plus de son repentir. ”
Hervé
Définition et enjeux
Le nom d’Hervé, porté par divers personnages dans la littérature, incarne souvent une figure complexe, oscillant entre tempérament turbulent et introspection. Marthe Fiel le dépeint comme un individu influençable par l’amour, tandis que Paul Féval le place dans des situations dramatiques, mêlant superstition et aventure.
Zénaïde Fleuriot, quant à elle, le montre dans un cadre plus social, où ses actions révèlent une force calme. Ces approches variées, allant de la psychologie intime à l’action épique, soulignent la polyvalence du personnage, souvent liée à des thèmes comme la passion ou la recherche identitaire.
Citations sur “Hervé”
Paul Féval, Fontaine aux Perles
“ L’amour vous casse le cou !... — Mon cou est à moi, dit Hervé, — si je veux le casser. — Ça te regarde, interrompit le piqueux, — ça c’est vrai, mon garçon... Mais, n’est-ce pas, vous autres... notre devoir est de lui faire un bon petit sermon ? Les convives approuvèrent bruyamment. — Ce n’est pas une conduite, reprit le maître piqueux : Hervé en perd la tête. Quand on entend sous le couvert la chanson de ce petit lutin de Bleuette, on est bien sûr que maître Hervé est quelque part dans les buissons d’alentour, blotti comme un cerf de meute qui vient de donner du change... ”
“ Hervé ? — Oui, Hervé, répliqua M. de Gritte avec embarras ; mon fils a parfois encore des accès de désespoir. Je lui ai annoncé ta visite, parce que j’étais sûr que tu viendrais, mais il a prétexté une course urgente. Ne t’en affecte pas, mon petit ; tu connais le caractère entier d’Hervé, joint à une certaine attitude de fidélité. Je ne voudrais pas insinuer qu’il oublie ta chère petite sœur, mais il veut passer pour un inconsolable. C’est une âme complexe. Pense à l’âge tendre qu’il avait ! ”
Paul Féval, Fontaine aux Perles
“ Hervé, penché sur le sol, tâtonnait et cherchait, — Il ne trouvait rien. Impossible que le corps eût pu rouler jusqu’à la Vanvre, éloignée d’une quinzaine de pas. Qu’était devenu ce cadavre, qu’on ne trouvait ni en bas ni en haut ? Hervé songea involontairement aux superstitions qui avaient bercé son enfance. La fièvre entra dans son cerveau ; il crut entendre encore ces lointains chants de fête... Les démons se réjouissaient-ils de la mort d’un homme ? ”
Zénaïde Fleuriot,
Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot
(1873)
“ Hervé, il y a là une embûche, une résolution bien arrêtée de réaliser d'énormes bénéfices, grâce au vertige général. Je lis cela en gros caractères entre les lignes de ce papier. — Tu parles de ce que tu ne connais pas, Anne, dit Hervé violemment en lui prenant le papier des mains; les affaires sont les affaires. — Hervé! Hervé! un fabricant d'eau de Cologne qui s'imagine de passer des marchés d'armes! ”
Zénaïde Fleuriot,
Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot
(1873)
“ AIGLE ET COLOMBE. 311 Hervé va et vient complaisamment, en traînant son sabre, d'un bahut à l'autre; Hervé parcourt patiemment du doigt les hautes piles de linge teinté de jaune; Hervé ouvre et ferme les tiroirs; Hervé suppute gravement les pièces d'argenterie. Le jeune commandant ne paraît même pas impatienté des lenteurs de sa vénérable parente ; le bonheur chez les êtres forts a toujours un caractère calme, et l'âme bien trempée d'Hervé a certainement doublé d'énergie en ces quelques mois. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Jamais des exilés n’ont vécu plus tranquilles. — Vers le bourg de Lan-Leff si vous allez un jour. De son temple roman, lecteur, faites le tour ; Puis demandez Hervé, le bon faiseur de toiles : Le fin lin pour le corps, le chanvre pour les voiles, Garnissent ses métiers ; mais une blonde enfant, Voilà son vrai chef-d’œuvre, à l’adroit tisserand. On l’appelle Mana. Cette enfant, rose et blanche, Toute jeunette encor, ne sort que le dimanche ; Mais, comme d’un enclos le parfum d’une fleur, Du toit d’Hervé s’exhale une fraîche senteur. ”
“ Mon mari me dit : — Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous alléguez. J’ai vu, dans notre enfance, un Hervé toujours un peu rude. Il avait des colères allant jusqu’à la frénésie, mais dès que ma sœur paraissait, avec son regard doux et sa grâce charmante, Hervé, subjugué, tombait sous le coup d’un enchantement. — Ah ! je suis contente que vous vous rendiez à mes raisons, et ceci explique la véhémence d’Hervé qui a repris toute sa force depuis que la douceur de Janine lui manque. ”
François-Marie Luzel,
Contes populaires de Basse-Bretagne
“ Hervé dut avoir recours souvent à son onguent, et le magicien, furieux de voir qu’il ne tombait pas, quelque terribles et mortels que fussent les coups qu’il lui portait, en perdait la tête et ses coups n’étaient plus aussi sûrs. Vers le coucher du soleil, Hervé parvint à percer les deux dernières plaques, et aussitôt le monstre s’affaissa sur lui-même et tomba à terre, roide mort. Pour plus de sûreté, Hervé lui trancha la tête et la jeta dans les fossés du château. ”
André Suarès,
Le livre de l'émeraude: en Bretagne
(1901)
“ Mais surtout un sourire plein de bonté pare sa face glabre; et la même lueur éclaire ses yeux pers et sa bouche maigre: une douce expression de bête docile, qui demande pardon, et qui ne s’étonne point qu’on la rudoie.Il s’approche des deux femmes, qui le regardent venir; mais on dirait qu’il ne les remarque pas; et il se penche sur le sol, examinant avec intérêt une pierre qu’il ramasse. Il a l’air triste et las.—Vous n’étiez donc pas en paix, cette nuit, Hervé? lui dit la bonne Le Corre, d’un ton sérieux.—Oui; qu’avez-vous, Hervé? Pourquoi êtes-vous venu à la chapelle? ”
Richer de Reims, Les derniers carolingiens : d'après Richer et d'autres sources originales (1878)
“ Mais Hervé qui aperçoit les cadavres de ses compagnons, devient semblable à un lion qui a vu du sang. Écumant de rage, il veut échapper aux mains qui le tiennent enchaîné ; il cherche de tous côtés à saisir une arme pour venger ses amis. On garrotte le malheureux prisonnier : « Égorgezmoi ; tranchez-moi la tête, s'écrie Hervé; je ne suis pas un roi, et votre cupidité sera trompée. » On persiste à le laisser vivre ; mais le lendemain, les Normands reconnaissent leur méprise, et ils l'égorgent à son tour. ”
Élie Frébault, Les maisons comiques (1868)
“ Eh bien ! ce bourgeois se tromperait. Rien n'est plus calme que l'intérieur d'Hervé; nul n'est moins frénétique que lui dans la vie privée ; personne n'a plus d'ordre et de régularité dans son existence. Hervé est un travailleur auquel il faut le silence du cabinet. ”
René Bazin,
Un homme d'oeuvres, Ferdinand-Jacques Hervé-Bazin…
(1891)
“ C'est à propos d'elle surtout, qu'on peut parler de la poésie et de l'imagination enthousiaste d'Hervé-Bazin. Oui, ce sont presque des chants continuels de haute et pure poésie ces chapitres sur la piété, l'enthousiasme, le courage, la distinction, l'honneur, l'apostolat du jeune homme. Tout ce qu'aimait Hervé y trouve naturellement sa place; c'est sa jeunesse à luimême qu'il revit, et qui lui dicte ces pages si ardentes et si jeunes. Par les exemples qu'il cite, on devine les livres qu'il aimait le mieux, les hommes qu'il s'était à lui-même proposés pour modèles. ”
Julie Lavergne,
Fleurs de France
(1880)
“ Dites plutôt parce que vous êtes curieux comme une chouette, reprit Marie ; mais, pour cette fois, messire Hervé, vous rengainerez votre curiosité. Allez vite au château annoncer l’arrivée de maître Draconis. Vous voyez bien que votre cheval est enragé d’impatience. Allons, détalez, et emmenez avec vous ces deux figures d’apothicaires, tandis que je causerai avec cet astrologue. Allez, vous dis-je, ou jamais de ma vie je ne vous parlerai. – C’est aisé à dire, dit Hervé, mais monseigneur m’a commandé d’escorter le médecin, et je ne connais que ma consigne. ”
“ Mme Saint-Bart me dit : — Mon neveu vous a sans doute accablée de paradoxes ? Je ne savais pas trop ce qu’étaient les paradoxes, mais je pressentis qu’il ne s’agissait pas d’opinions courantes et je répliquai : — M. Hervé a des manières de voir qui ne me semblent pas celles de tout le monde. À quoi Mme Saint-Bart riposta : — À la bonne heure ! Voilà une bonne définition pour classer Hervé qui coupe les fils en quatre. ”
Octave Feuillet,
Revue des Deux Mondes
“ Ce fut ainsi que la mémoire de Hervé rassembla instantanément, de manière à en former un corps de délit complet, toutes les circonstances équivoques de sa campagne, la réserve extrême de l’Écossaise, les scènes du château de la Groac’h, le langage et l’insistance étrange de Bellah sur la lande aux Pierres, et enfin le caractère mystérieux de l’individu qui avait suivi Mlle de Kergant dans son excursion nocturne. Ce dernier souvenir pénétra plus profondément que tous les autres dans le cœur ulcéré du jeune homme. ”
Octave Feuillet,
Bellah. Tome 1
(1850)
“ Hervé, le coeur torturé, s'était élancé avec une sorte de frénésie sur la rampe la plus âpre de la colline; vers le milieu de son ascension, ses pieds ne pouvant plus mordre sur l'herbe desséchée, il se mit à genoux, et continua de monter en rampant, contraint souvent, pour ne pas rouler au bas de la lande, de saisir des touffes d'ajoncs épineux qui ensanglantaient ses mains. ”
Marthe Fiel, L’Ombre s’efface (1955)
“ Vous exagérez un peu, mon ami. Hervé ne me semble pas cruel. Il ne m'était pas agréable d'entendre parler ainsi d'Hervé que je voulais apprivoiser, c'est-à-dire lui faire perdre ses idées de vengeance contre Jacques. Je me persuadais que mon devoir était dans cette tâche. La jeunesse est téméraire, et je me lançais dans cette aventure avec la foi d'une personne présomptueuse. Un peu de bon sens m'empêchait de révéler mes aspirations et j'affectais le plus grand calme en écoutant ces appréciations que je jugeais erronées. ”
Jean Froissart,
Les Chroniques de Sire Jean Froissart
“ Si vint tout à pied messire Hervé jusques à Abbeville. Là se montèrent ; mais ledit messire Hervé étoit si travaillé qu’il ne pouvoit souffrir le chevaucher ; et se mit en une litière, et vint à Paris, devers le roi Philippe et fit son message et bien à point. Depuis, si comme j’ai ouï recorder, ne vécut-il pas longuement mais mourut en allant en son pays en la cité d’Angiers : Dieu en ait l’âme par sa sainte pitié et miséricorde ! ”
Charles Plisnier,
Meurtres. 2, Le retour du fils
(1939)
“ Mais elle ne pouvait tout à fait comprendre que le désir d'Hervé fût si vif et que sa volonté, à mesure que passaient les jours, qu'approchait la date fatidique, prît cet aspect d'idée fixe. Dans la maison, on ne parlait plus que de bâtonnat. A midi, Hervé rentrait du Palais pour se mettre à table. « Eh bien ? » demandait Lola. Cette question vague ne pouvait avoir deux sens. Interminablement Hervé rapportait des échos, des conversations et selon que les bruits du jour étaient à l'optimisme ou à la crainte, montrait un visage épanoui, presque un sourire, ou un front crispé, des lèvres dures. ”
Cte de Pontgibaud, Le Chartrier de Fontenay. Le Berseur de Fontenay… (1913)
“ Or, durant la partie, notre homme croit saisir quelqu'un et prend violemment une console de marbre qu'il laisse choir sur le pavé, où elle se réduit en miettes. Le jeu cesse, tout le monde est terrifié... le plus malheureux de tous est le brave Hervé. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Le Clou d’or/Édition 1921
“ Hervé, certes, aimait Christel : l’aimait-il de véritable amour, c’est-à-dire de ce qui n’est ni voulu ni motivé, de ce qui n’est ni la reconnaissance, ni la compassion, ni même l’appréciation profonde, raisonnée et sentie de tous les mérites et de toutes les grâces ? Car l’amour en soi n’est rien de tout cela, et, en de certains moment étranges, il s’en passerait. ”
Paul Féval, Fontaine aux Perles
“ Il y a des gens qui n’aiment point à entendre parler de leur maîtresse même lorsqu’on en dit du bien. — C’est bon, c’est bon ! murmura Hervé, — Bleuette est ce qu’elle est et je sais ce que je fais. — Tu es assez grand pour cela, mon bonhomme, riposta maître Proust — mais tu as beau faire semblant de te fâcher... nous savons que tu es un bon diable... Messieurs, il faut que vous m’aidiez à faire un sermon à Hervé... ”
Charles Plisnier,
Meurtres. 2, Le retour du fils
(1939)
“ « Va-t'en ! cria-t-il. Va-t'en ! Va-t'en ! » José s'éclipsa. Lola, blanche et les dents serrées, regarda passer les plats et se retira avant le dessert. Hervé demeurait en face de sa mère. Les yeux baissés, il pelait sa pêche. « C'est un enfant, Hervé », dit Antoinette. — Ah ! cria Hervé, qu'en sera-t-il de nos enfants ? Celui-ci finira comme son oncle... — Hervé, coupa durement Antoinette, à quatorze ans Noël partageait votre vie et portait vos costumes devenus trop petits. C'est par oubli de lui-même qu'il a péché : vous ne devriez pas l'oublier. ”
Zénaïde Fleuriot,
Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot
(1873)
“ Ce n'est pas mademoiselle Marie-Louise qui l'aide aujourd'hui dans son inventaire, c'est Hervé, Hervé guéri de sa blessure, paré d'un uniforme neuf et paré surtout d'une de ces expressions à la fois triomphantes et attendries qui révèlent le bonheur intime chez l'homme, car l'homme a toujours un peu l'air de conquérir le bonheur. ”
Marthe Fiel, L’Ombre s’efface (1955)
“ Jacques se rassérénait en m'écoutant. Je me hâtai de poursuivre : — Hervé est revenu à son état naturel, tout simplement, dès qu'il n'a plus eu votre sœur si douce à ses côtés. Il faut attendre qu'une autre fiancée ait sur lui assez d'empire pour le rendre plus sociable. J'accumulais les mots, mais je n'étais pas convaincue. Je sentais la nécessité, de plus en plus, de m'emparer de l'esprit d'Hervé pour le rendre sans danger. En attendant qu'il eût la fiancée souhaitée, il fallait que je l'asservisse à mon tour pour que mon mari ne souffrît pas. ”
“ J’étais fort ennuyée, car je savais que je serais forcément la partenaire d’Hervé, ne m’occupant pas plus de vieilleries que lui. Je ne sus que répondre, et je n’eus que mon sourire de danseuse à offrir. Si je m’étais écoutée, je serais repartie ; mais, dans la vie, il faut souvent afficher une certaine passivité devant des faits qui nous accablent. Hervé n’était pas encore là et je l’attendais, non sans anxiété. Nous étions dans le petit salon où brûlait déjà un clair feu de bois. M. de Gritte causait avec Jacques d’une communication concernant une poterie découverte récemment. ”
“ Christel s’était prêtée à l’illusion et en avait tiré parti pour tracer à Hervé, avec un détail rempli tout bas de vœux et de conseils, une vie de bonheur et de vertu, où lui, qui l’écoutait, la supposait active et présente en personne, mais où elle se savait d’avance absente, excepté d’en haut et pour le bénir : « Vous vivrez beaucoup dans vos terres, lui disait-elle ; Paris et le monde ne vous rappelleront pas trop ; il y a tant à faire autour de soi pour le bien le plus durable et le plus sûr. Vous prendrez garde à toutes ces haines de là-bas, et vous tâcherez surtout de concilier ici. » ”
Victor Méric,
À travers la jungle politique et littéraire
“ Mais Hervé, l’homme des paysans de l’Yonne, le défenseur de Liabeuf, le théoricien de l’antipatriotisme !... Hervé jouant les saint Paul ! Un comble. Pourtant peu d’hommes ont moins changé que Gustave Hervé. Au fond, il est demeuré le même. Je m’explique. Avant d’être journaliste et homme politique, Hervé est un pédagogue. Il enseigne, il professe. Avec ses méthodes à lui, qui sont toutes d’outrance, de grossissement des traits, afin, dit-il, de mieux frapper les esprits. Seulement, voilà, la leçon qu’il développe aujourd’hui n’est plus celle d’hier. ”
Marthe Fiel, L’Ombre s’efface (1955)
“ Durant l'espace d'un éclair, j'avais entr'aperçu cet Hervé dont j'avais peur, mais tout de suite son beau visage s'était pacifié. Jacques revint alors que nous causions gaîment sur l'ensorcellement que provoquaient les fouilles historiques. — Vous vous moquez de moi, ainsi que de votre père, dit Jacques en se tournant vers son ami. — Nous constations simplement que la science est tyrannique, répliqua Hervé, toujours souriant. Heureux ceux qu'elle peut satisfaire! ”
André Suarès,
Le livre de l'émeraude: en Bretagne
(1901)
“ Comme à sainte Anne et à saint Hervé, ses patrons, il croyait aux âmes des morts, aux esprits qui errent tourmentés, aux revenants et aux fées: les korrigans courent sur la lande, et les lutins se cachent dans les fontaines; gare à qui jure, ou qui défie imprudemment!... Tout est vivant: qui fait pousser l’herbe? C’est Celui qui fait croître l’homme. Tout parle, et toute parole est divine. ”
Julien Besançon, La pie borgne (1948)
“ La soi-disant trahison de Gustave Hervé lui rapporta tant d'argent que, pendant toute la guerre, il vécut de mendicité. Sa précieuse secrétaire, Mademoiselle K..., fille d'un médecin du boulevard Voltaire, était dans la misère et tapait sur des bouts de papier les mandements qu'Hervé et elle portaient à domicile. Et, s'adressant à ses fidèles, Hervé leur répétait : — Le Russe vient. L'Américain se prépare. Gardez la foi. ”
