Jean Froissart

Élements biographiques

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Les Chroniques de Sire Jean Froissart

“ « Comment, monseigneur Boucicaut, dit messire Jean Chandos, vous sentez-vous si bons chevaliers comme pour tenir cette forteresse à assaut contre le prince et son effort, et si ne vous est apparant confort de nul côté ? » — « Chandos, Chandos, répondit messire Boucicaut, je ne me tiens pas pour bon chevalier ; mais folie nous feroit mettre en tel parti d’armes que vous nous offrez ; et plus grand’folie le nous feroit prendre quand il n’est encore nul besoin. Dites à monseigneur le prince, s’il vous plaît, qu’il fasse ce que bon lui semblera, que nous sommes tous confortés de l’attendre. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Extraits des chroniqueurs français du moyen âge… (1893)

“ « Ses récits m'inspirent plus d'enthousiasme que ceux d'un poète. Ah ! le noble chanoine ! avec quel sentiment chevaleresque il réserve les mots d'affliction et de pitié pour déplorer la mort des braves chevaliers, dont la loyauté fut si pure, la foi si ferme, la valeur si terrible, et l'amour si fidèle. Ah! beneditile !
comme il se lamente en voyant tomber cette perle de chevalerie, quel que soit le parti qu'elle ait orné. Mais pour ces milliers de vilains, bons à labourer le sol, en vérité l'historien s'en soucie aussi peu et moins encore que Claverhouse lui-même.»
”
Source : Gallica

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à l'histoire de France… (1846)

“ Le roi, qui se vit en dur parti et trop efforcé de ses ennemis, et aussi que la défense ne lui valait rien, demanda, en regardant le chevalier : « A qui me rendrai-je? à qui? Où est mon cousin le prince de Galles? Sijelevéais, je parlerais. » « Sire, répondit messire Denis, il n'est pas ci ; mais rendez-vous à moi, je vous mènerai devers lui. » Qui êtes-vous ? » dit le roi. « Sire, je suis Denis de Mortbeque, un chevalier d'Artois; mais je sers le roi d'Angleterre, pour ce que je ne puis au royaume de France demeurer, et que je y ai tout forfait le mien. » ”
Source : Gallica

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