Voltaire,
La Pucelle, poème en vingt-un chants…
(1842)
“ Vous pourriez bien risquer ici le vôtre, Lui dit l'Anglais ; nous savons l'un et l'autre Notre portée ; et Jean Chandos peut bien Lorgner un dos, mais non montrer le sien. Le beau Français, et le Breton qui raille, l'ont préparer leurs chevaux de bataille ; Chacun reçoit des mains d'un écuyer Sa longue lance et son rond bouclier, Se met en selle , et d'une course fiere Passe, repasse, et fournit sa carrière. De Dorothée et les cris et les pleurs N'arrêtaient point l'un ni l'autre adversaire. Son tendre amant lui criait : Beauté chère, Je cours pour vous, je vous venge, ou je meurs. ”
