Claire de Chandeneux

Élements biographiques

Claire de Chandeneux,  Les Filles du colonel

“ Un jour, la famille Aubépin avait dîné chez le commandant Fontille — un être assez nul, qui aimait de confiance tout ce que sa femme aimait ; — au dessert, la petite Marie avait récité des fables, ce qui avait mis un rayon de joie dans les yeux tristes du père.
Bébé n’avait rien récité ; l’intelligence malade du pauvre enfant s’oblitérait chaque jour davantage.
On passa au salon, où madame Myonnet ne tarda pas à arriver.
C’était la veuve d’un riche manufacturier de Pont-l’Évêque, l’immense faubourg qui forme à la ville de Vienne comme une queue gigantesque de plusieurs kilomètres.
”
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Claire de Chandeneux,  Le Mariage du trésorier

“ N’osant pas être épris de Valérie par timidité, ne voulant pas devenir amoureux de Judith par scrupule, je laisse la première s’enamourer d’un officier qui n’a que la cape et l’épée, comme je n’ai, moi, que la cape et la plume, et la seconde m’est enlevée par un jeune gandin dont la bourse est aussi pleine que le cœur vide. Plumitif, pauvre plumitif, ces belles amours ne sont pas faites pour toi !
Ce soir-là, et quoi qu’il en eût, les roulades de mademoiselle de Clarande nuisirent singulièrement aux élucubrations versifiées d’Edmond Gaussens.
”
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Claire de Chandeneux,  La Femme du capitaine Aubépin

“ Le comte, très-attentif, blâma, en termes mesurés, la précipitation de langage de la comtesse et approuva son fils d’avoir soutenu sa mère.
— Tout cela est d’autant plus triste, continua douloureusement Antonin, que j’ai eu l’honneur de voir madame Berthe Aubépin et qu’elle m’a convaincu d’une innocence que vous connaissez mieux que personne, mon père.
Le comte se mordit la moustache, et regardant son fils de côté :
— Vicomte, dit-il, êtes-vous bien guéri mais là... totalement guéri de cette passion folle, qui a fait tant de mal à vous et à d’autres ?
”
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