Claire de Chandeneux

Résumé

Claire de Chandeneux Le Mariage du trésorier

N’osant pas être épris de Valérie par timidité, ne voulant pas devenir amoureux de Judith par scrupule, je laisse la première s’enamourer d’un officier qui n’a que la cape et l’épée, comme je n’ai, moi, que la cape et la plume, et la seconde m’est enlevée par un jeune gandin dont la bourse est aussi pleine que le cœur vide. Plumitif, pauvre plumitif, ces belles amours ne sont pas faites pour toi !
Ce soir-là, et quoi qu’il en eût, les roulades de mademoiselle de Clarande nuisirent singulièrement aux élucubrations versifiées d’Edmond Gaussens.
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Claire de Chandeneux Le Mariage du trésorier

Valérie l’arrêta par un geste écrasant.
— Ne prononcez pas mon nom devant cette femme, dit-elle, je vous le défends !
Elle fit un pas en arrière ; il voulut la suivre ; ses deux bras s’étendirent comme pour le repousser, puis un nuage flotta entre elle et lui ; elle chancela et glissa sans connaissance sur le sol.
Au cri de terreur de Georges répondit celui de madame Duval, qui, du fond du fiacre, avait suivi de l’œil cette scène inexplicable. La digne femme s’élança au secours de son élève, l’arracha des bras de l’officier, et, retrouvant la force de sa jeunesse, l’emporta comme une proie.
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Claire de Chandeneux Le Mariage du trésorier

L’air de franchise et de résolution, qui n’excluait pas la grâce sur le visage mutin de la jeune fille, lui plaisait évidemment davantage que les mines sucrées d’Eudoxie, et même que l’aristocratique pureté de lignes de mademoiselle de Clarande.
— Elle doit être bonne... un peu passionnée... généreuse... n’est-ce pas ? dit-il tout à coup à son ami Périllas en sortant d’un long mutisme.
— De qui parlez-vous ?
— Eh ! parbleu, de la charmante enfant qui prend corps à corps en ce moment, pour nous l’offrir, cette énorme brioche.
— Ah ! mademoiselle Valérie !... quel observateur vous faites !
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