Barbara Juliane von Krüdener,
Valérie
(1803)
“ Et, actuellement encore que j’ai quitté depuis trois heures ce spectacle, je ne puis dormir ; je t’écris d’une terrasse où Valérie est venue avec le comte, et d’où elle est sortie depuis une heure. L’air est si doux que ma lumière ne s’éteint pas, et je passerai la nuit sur la terrasse. Comme le ciel est pur ! Un rossignol soupire dans le lointain ses plaintives amours ! Tout est-il donc amour dans la nature ? Et les accens de David, et la complainte de l’oiseau du printemps, et l’air que je respire, empreint encore du souffle de Valérie, et mon âme défaillante de volupté ? ”
