“ Qui viendra nous donner notre baiser de paix. Et ce ne sera pas ces malfaiteurs épais Qui viendront nous chercher jusqu’en notre patrie. Et ce ne sera pas leurs faces exécrées Qui viendront nous chercher sous les trembles épais. Et ce ne sera pas à leurs lèvres sucrées Que nous demanderons notre baiser de paix. Et ce ne sera pas leurs faces échancrées Qui viendront nous chercher sous les ormes épais. Et ce n’est pas leurs dents et leurs lèvres nacrées Qui viendront nous donner notre baiser de paix. ”
Baiser de paix
Définition et enjeux
Citations sur “baiser de paix”
Antoine Chevrier, Lettres du vénérable Antoine Chevrier… (1891)
“ Votre tête est penchée sur la terre comme pour donner au monde entier le baiser de paix et de réconciliation. Vos lèvres, tout humides encore de fiel et de vinaigre, prononcent cependant des paroles de miséricorde et de paix plus douces que le miel, et avant de laisser partir votre âme, vous consacrez le dernier souffle de vie qui vous reste à pardonner à vos bourreaux et à nous donner Marie pour mère. ”
Marie Charlotte Clémentine Emma Estienne d'Orves, Sainte Thérèse (1890)
“ Lorsqu'il plaît à Notre-Seigneur de donner à une âme le baiser de paix, il contracte avec elle un lien qui ne peut être compris que de ceux qui en ont ressenti la douceur. L'être tout entier se sent fortifié comme par une liqueur précieuse qui le pénètre et le remplit de joie. ”
Émile Zola,
Nouveaux contes à Ninon
“ Il me semblait, à cet âge, qu’en ouvrant les bras, j’allais prendre toute la campagne sur ma poitrine, pour lui donner un baiser de paix. Je me sentais des forces, des désirs, des bontés de géant. Nos courses de gamins échappés, nos amours d’oiseaux libres, m’avaient inspiré un grand mépris du monde, une tranquille croyance aux seules énergies de la vie. Oui, c’est dans tes tendresses de toutes les heures, mon amie, que j’ai fait jadis cette provision de courage, dont mes compagnons, plus tard, se sont si souvent étonnés. ”
“ C’est ce qui fait que les hommes sont séparés des femmes dans l’église. La paix chasse la haine, la paix nourrit un chaste amour. X. Le baiser, dans l’Écriture sainte, signifie certainement l’union, la charité, la paix, le respect. Touchant le baiser de l’union, l’épouse dit dans le Cantique des cantiques : « Il me donnera un baiser de sa bouche. » Sur le baiser de la charité, Isaac dit à son fils : a Approche-toi de moi, mon fils, et donne-moi un baiser. » Sur le baiser de paix, l’Apôtre dit : « Saluez-vous mutuellement dans un saint baiser. — Dieu est un Dieu de paix et d’amour, etc. » ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Le premier se donne pour marque de réconciliation, car on fait baiser & embrasser les ennemis quand on les a réconciliés. Le second est le baiser de paix que les Chrétiens se donnoient dans l’Eglise au temps de la Communion, pour faire voir par cette marque extérieure la paix intérieure qui les unissoit. Le troisième est le baiser d’amour que se donnent ceux qui s’aiment, qui n’ont point de moyen plus efficace pour se témoigner leur tendresse. ”
Henri Chabanne, Guerre à l'ignorance (1867)
“ C'est un grand jour de réjouissances. Au nouveau reçu tous les accueils ; tout le monde lui donne le baiser de paix, le baiser fraternel ! C'est pour son cœur une profonde joie ; c'est un souvenir ineffaçable. Après diner, les chansons fraternelles, les doux re. frains, les chœurs, les accords, les promenades, Quels délicieux instants ; comme l'âme est heureuse! quels dilatements ! quelle exaltation ! quelles douces larmes cachées dans les profondeurs de l'âme ! ”
Charles Fuster, Le Coeur (poésies de 1886-1892… (1892)
“ Sans doute, en cet instant, près ou loin, n'importe où, Au fond d'un coeur muet gardant un rêve fou, Quelque femme se meurt d'attentes incertaines. Elle veut un baiser qui ne lui vient jamais. Un baiser fait du bien; c'est le baume de paix, C'est l'herbe guérissante et c'est l'eau des fontaines. Viens donc, ô brise ! écoute et m'obéis, ô vent! Prends et porte, de suite, à cet être vivant, Le baiser que voici, qui doit calmer ses peines. J'ignore où l'air fuyant portera mon baiser; Mais je sais son destin, et qu'il se doit poser, Quelque jour, n'importe où, sur ces lèvres lointaines. ”
Les fureurs de l'amour ou la vengeance par M. de F.… (1826)
“ Ce n'est plus ce baiser d'usage, qui se reçoit avec indifférence; ce n'est plus ce baiser politique, qui masque l'hypocrisie et qui ( 150 ) compte sur de nouvelles faveurs; c'est ce baiser de paix, qui termine tous différends et consolide une amitié pure et durable ; c'est l'élan de l'âme, qui comme une étincelle électrique frappe deux personnes à la fois : sensations divines, on ne peut vous décrire, sentimens du coeur, vous êtes les premiers !... Le fermier et sa fille entrèrent dans le même moment pour présenter au Prince leurs condoléances et féliciter Adolphe. ”
Giambattista Marino,
Les Vrais Plaisirs
“ L’amoureuse Pensée, le front baissé & le regard à terre, se ronge les doigts. La Priere à genoux demande du relâche à la Douleur, & la Paix à la Guerre. Le Geste, messager muet du désir, se fait entendre. Le Baiser présente ses lévres & se fond dans un baiser. La Langueur se repose à chaque pas. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ Les liturgies orientales avec les liturgies atnbrosienne, mozarabe et gallicane, ont gardé le baiser de paix avant la consécration. La parole de Notre-Seigneur semblait désigner le moment du baiser de paix : Si ergo of/ers mimas luum ad altare, et ibi recordatus fueris quia fraler luus habet aliquid aduersum te, relinque ibi munus luum ante altare, et vade prius reconciliari fratri tuo, et tune veniens offeres munus tuum. Matth., v, 23-24. Sur le baiser de paix dans la messe romaine ; cf. art. ”
J. Constant, Discours de charité prononcé à Saint-Philippe-du-Roule… (1872)
“ L'amour de Dieu, lui-même, le plus puissant des amours, sur la terre comme au ciel, l'amour de Dieu n'a jamais enjoint à l'époux de quitter sa compagne, au père d'abandonner son fils au berceau. Il n'y a que la guerre. La guerre, ange vengeur, la guerre, chérubin au glaive flamboyant, la guerre dit un jour à un père : Tu vas laisser cette femme que tu aimes, que tu adores peut être. Tu vas quitter cet enfant qui fait la joie de tes yeux et l'ivresse de ta vie. Pose, bien vite, un baiser sur son front, et puis va, va à la hâte, va verser ton sang pour ton pays. ”
Thomas Moore, Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)
“ Ma couronne de fleurs, trop vive pour la terre, Demeura suspendue aux célestes lambris ; Mes ailes imitaient les drapeaux de la guerre, Dont un moment la paix a fixé les longs plis, Quand un moment s'endort leur pompe militaire, Ou plutôt rappelaient ces voiles vaporeux Qui cachent des éclairs la flamme éblouissante, Pour ne pas éclipser la lumière naissante Dont brille à son lever un astre radieux : Tout, dans mon être, enfin, aimable, gracieux, Disait le noble époux d'une mortelle amante! L'amour, dans mes regards, était égal au sien ; Mon coeur passionné rendait flamme pour flamme ”
Hippolyte Rollot, Les chants de la vie : poésies (1887)
“ Souvent le cœur est lourd de suivre son chemin, Et prend peur de la veille et peur du lendemain ; Sans caresse il se plaint, sans amour il se brise Et souffre d'exister. Un baiser ! il me faut un baiser pour chanter. Un baiser du soleil, voilà qui réconforte; Un baiser des forêts, des fleurs et des rameaux, Voilà qui rend le calme et chasse bien des maux. Un baiser de l'étoile en son éclair emporte Le pénible tourment, Et le fond dans l'ampleur du vaste firmament. Qu'ils accourent, les cœurs qui pleurent! Les collines Ont des baumes secrets qui peuvent rendre heureux ”
Hippolyte Rollot, Les chants de la vie : poésies (1887)
“ Si l'avenir te semble un gouffre qui t'attire, Et si tu sens en toi cet horrible martyre D'ignorer le chemin et d'aller en pleurant Sans but, à l'horizon, comme le Juif-Errant, Ecoute le soupir qui tremble en ta pensée ; Il faudrait un baiser à ton âme blessée, Un baiser consolant, caressant, reposant, Pour te rendre la force et l'attrait du présent. Si ton cœur, éperdu de se voir seul, appelle Quelque chose, un soutien, et rêve tout le jour ; Si tu languis partout et si ta lèvre épelle Un mot, écoute-le ce mot, car c'est : amour ! L'âme y revient toujours quand elle est désolée. ”
Friedrich Melchior Grimm,
Correspondance littéraire, philosophique et critique…
“ Le règne de la paix est celui de l’amour. Famille désolée, épouse languissante, Et vous, fille craintive, et vous, mère tremblante, Vous que le sort d’un fils, d’un père, d’un époux, Sous les ordres de Mars retenus loin de vous, Touchait d’une douleur aussi juste que tendre... [1] Vous tous qui, par état, par honneur ou par choix, Des fureurs de la guerre avez senti le poids ; Vous, humbles laboureurs, et vous, race intrépide. ”
Anna de Noailles,
Les Forces éternelles
“ Dans ce cœur entr’ouvert d’où s’épanche le sang, Combien la haine est faible et l’amour est puissant. Nous fûmes les soldats de l’amour, ceux qui disent : « Nous faisons l’avenir, et nos terres promises « — La liberté, l’espoir, l’orgueil loyal et droit, — « Nous ne permettrons pas, ô peuples, que vos rois « En fassent un désert où de serviles hordes « Enchaîneraient la Paix et la Miséricorde ! « Nous gravissons les monts. Honte à celui qui met « Un obstacle à l’attrait sublime des sommets « D’où le cœur s’apparente à la nue infinie... » ”
Jacques Abt, Le bâton du pèlerin : recueil de méditations et de prières pour tous les jours de l'année… (1891)
“ Nous savons que la flamme de l'amour brûle alors plus pure et plus céleste et que la communion de nos âmes est plus intime et plus profonde. O Seigneur, que nous nous aimions en toi ! Ne permets pas que le lien d'amour, de paix et de saint respect qui nous unit, se relâche jamais. Soutiens-nous de ton bras tout-puissant pendant notre voyage à travers la vie, jusqu'à ce que tu puisses un jour nous recevoir dans la joie et la félicité éternelles. ”
Victorien Du Saussay, Perverse
“ L’étreinte des bras, autour de ses reins, le poussait comme si une troupe formidable de batailleurs, altérés de la joie, de sa joie, eussent voulu tremper comme lui leurs lèvres, au divin baiser. Sur l’amour, sous l’amour, affolés, ne sentant plus les degrés d’ivresse, ils luttaient avec rage, frénétiquement scellés par le baiser, nerveusement unis dans leur chasse à travers le paradis des extases et des béatitudes infinies. ”
Guillaume Apollinaire,
Les trois Don Juan
“ Ils regardèrent le ciel, semblable à un autre océan couleur de rose. Le large disque de la lune se levait déjà sur la mer. Ils écoutèrent le clapotement des vagues, les soupirs de la brise; ils aperçurent des flammes brûlantes dans les regards qu'ils se jetaient l'un à l'autre; alors leurs lèvres s'approchèrent et s'unirent par un baiser...Un long, long baiser, un baiser de jeunesse, de beauté et d'amour, un baiser qui ébranle le cœur. ”
Claude-Adrien Helvétius,
Le Bonheur (Helvétius)
“ Rend aux humains l’amour que les dieux ont pour elle. De toutes les vertus zélé persécuteur, La paix est sur son front, la guerre est dans son cœur ; Avec horreur le ciel et le voit et l’écoute. Mais détourne la vue, et vois, par cette route, Sur ce même rocher gravir ce courtisan, Au plaisir d’un visir caméléon changeant, Qui, rampant à la cour, dédaigneux à la ville, Perfide à ses amis, à l’état inutile, Et fier du joug des rois qu’il porté avec orgueil, Attend à leur lever son bonheur d’un coup-d’œil. Que le bonheur souvent est loin du rang suprême ! ”
“ XXII LE BAISER Nul ne connaît assez la puissance divine Du baiser, qui n’est pas de celles qu’on devine, Mais de celles qu’on sent par l’âme et par le cœur. L’amour est un combat où nul ne sort vainqueur, Et dans lequel tout mot qui passe, toute larme, Tout rêve, tout aveu, tout délire est une arme Que le Destin avec de longs raffinements Enfonce dans le corps douloureux des Amants. Mais le baiser ! hélas ! ”
Camille Farcy, Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)
“ Je n'ai pas accepté qu'on nous représentât comme préméditant la guerre. Nous ne voulons que la paix avec honneur. Dans le public, l'émotion aussi est grande, mais cette émotion est noble, patriotique. Il y a du cœur dans ce peuple. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle (1900)
“ Il ira dans nos coeurs, plongeant au fond du gouffre, Non pour cueillir nos pleurs et s'en faire un atour, Mais pour tendre une main à tout être qui souffre, Pour donner un baiser à tout meurtri d'amour. ”
Hugues Le Roux,
Jeunes amours : mémoires d'un adolescent
(1899)
“ A votre occident, il sera la dernière flamme qui brûlera derrière vous, lorsque devant vos pieds votre ombre se couchera pour vous avertir que l'heure du sommeil approche. Dans le tête-à-tête avec mon ami Jean, j'avais affirmé que le baiser m'apparaissait comme le péristyle de l'amour, une porte qu'au besoin je forcerais, puisque imprudemment on l'avait entre-bâillée. ”
Pierre Corneille,
Oeuvres choisies de P. Corneille
(1883)
“ Un même instant conclut notre hymen et la guerre, Fit naître notre espoir et le jeta par terre, Nous ôta tout, sitôt qu'il nous eut tout promis, Et nous faisant amants, il nous fit ennemis. Combien nos déplaisirs parurent lors extrêmes ! Combien contre le ciel il vomit de blasphèmes ! Et combien de ruisseaux coulèrent de mes yeux! Je ne vous le dis point, vous vîtes nos adieux ; Vous avez vu depuis les troubles de mon âme ; Vous savez pour la paix quels voeux a faits ma flamme, Et quels pleurs j'ai versés à chaque événement, Tantôt pour mon pays, tantôt pour mon amant. ”
Paul Valéry,
Charmes
(1926)
“ Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie,Ame par le doux masque aspirant une fleur ?De quels vains aliments sa naïve chaleurFait ce rayonnement d’une femme endormie ?Souffle, songes, silence, invincible accalmie,Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleurConspirent sur le sein d’une telle ennemie. ”
George Gordon Byron, Œuvres complètes
“ Un long, long baiser, baiser de jeunesse, d’amour et de beauté, qui semblait concentrer tous les rayons de leur existence dans un foyer allumé dans les cieux ; baiser tel que ceux des premières années, lorsque le cœur, l’ame et les sens s’ébranlent de concert, que le sang est une lave, le pouls un feu, et chaque baiser un crève-cœur. ”
Georges Ozaneaux, Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1849)
“ Plus heureux que la vierge en chantant ses douleurs, Je n'aurai fait couler ni du sang ni des pleurs : Cédant avec ivresse à l'invincible empire Du penchant qui m'entraîne et du Dieu qui m'inspire, J'aurai vu mes beaux jours s'écouler dans la paix, Dans l'ombre, environné de tous ceux que j'aimais, Sans témoins importuns, sans que la noire envie Flétrît d'un souffle impur ou ma lyre ou ma vie. ”
Hégésippe Moreau,
L’Amant timide
“ Lors une beauté, qui daigne M’agacer d’un air moqueur, Me dit : « Enfant, ton cœur saigne, Et j’ai pitié de ton cœur. Pour te guérir quel dictame Faut-il donc, pauvre amoureux ? — Oh ! rien qu’un baiser, madame ! Oh ! rien qu’un baiser... ou deux !... » ”
Eugène Manuel,
Poèmes populaires...
(1899)
“ Des chants provocateurs qui bravent l'avenir ! Nous avons trop payé la menace vulgaire : La paix a des secrets plus profonds que la guerre. Mais tu fais bien d'avoir au coeur, fidèlement, La blessure vivace et son déchirement; D'en aimer la souffrance, et, d'année en année, De raviver en toi ta douleur obstinée ! Oh! faites-le souvent, pauvres coeurs éprouvés, Le voyage sacré du souvenir! Rêvez ! Le rêve est toujours libre, et, devant une larme, Même aux pays vaincus, la victoire désarme ! ”
Marcel Proust,
Sodome et Gomorrhe
(1921-1922)
“ Pour en donner un exemple tout à fait secondaire, un militaire en temps de paix sacrifiera la vie mondaine à l’amour, mais la guerre déclarée (et sans qu’il soit même besoin de faire intervenir l’idée d’un devoir patriotique) , l’amour à la passion, plus forte que l’amour, de se battre. ”
Jean Des Érables, La Guerre de Russie
“ Cependant j’ai vu pleurer plus d’une sœur, plus d’une promise, plus d’une mère, pressées sur notre passage pour jeter un suprême adieu, pour envoyer de la main un dernier baiser à tant de jeunes guerriers qu’elles ne reverraient peut-être plus. ”
Germain Nouveau,
Valentines et autres vers
“ À la porte du cœur humain, Comme avec l’aile d’une rime, Effleurez à peine la main ; Baiser d’affection armée, De la mère au cœur noble et fier Sur le front de la tête aimée, Vibrez mieux que le bruit du fer. ”
Charles Wagner,
L'Ami: dialogues intérieurs
“ Pourvu que je te sente là, toujours ; pour vivre et mourir, que me faut-il d’autre ? Quand je serai bien las, prends-moi dans tes bras et referme-les sur moi ! Donne la paix à ceux que j’aime ! Accorde-nous le tranquille courage de marcher et de lutter ! ”
