Hégésippe Moreau,
Oeuvres d'Hégésippe Moreau, nouvelle édition précédée d'une notice littéraire par M. Sainte-Beuve…
(1888)
“ Mais quand l'amour me caressait alors, S'il étreignait une bourse légère, Il sentait battre un coeur plein de trésors. Trésors perdus ! la semence divine Que j'étalais, vaniteux possesseur, S'est envolée, et rien n'a pris racine, Et cependant je lui disais : Ma soeur, Un beau laurier sur votre front d'ivoire Remplacera la rose du buisson. Je le disais et mon rêve de gloire A, comme tout, fini par des chansons. Au Val-Bénit partez, fils de ma muse ! A peine éclos, c'est là qu'il faut aller; Partez sans moi, vous direz pour excuse : « Il n'a pas, lui, d'ailes pour s'envoler, » ”

