Hégésippe Moreau

Hégésippe Moreau

Résumé

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau La Souris blanche

Pauvre Nemours ! ce doux rayon du ciel qu’on nomme l’espérance, n’avait donc glissé dans son cachot que pour lui en faire paraître ensuite l’obscurité plus profonde. « Avoir seize ans, pensait-il, un frère comme le dauphin Charles, une sœur comme Blanchette, et mourir ! » Et, dans chaque son vague et lointain de la grosse horloge du château qui lui mesurait ses dernières heures, il croyait distinguer ces mots : Mourir, il faut mourir !
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Or, vous saurez, ma sœur, qu’une fée qui perd sa baguette est une fée perdue. La pauvre Angélina ne s’aperçut de son malheur qu’à l’explosion de murmures qui salua son retour au palais, car ce fut un grand scandale pour toutes les fées, et une grande joie pour les vieilles, enchantées d’humilier enfin une compagne dont les charmes et la bonté faisaient ressortir leur malice et leur laideur. Quelques jeunes gens aussi, princes, sorciers et enchanteurs, dont Angélina, toute bonne qu’elle était, n’avait pu s’empêcher de railler quelquefois la suffisance, triomphaient de sa confusion.
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Le pauvre captif se souleva pour presser et saisir cette main consolante ; mais ses membres engourdis par une longue torture, servirent mal son pieux désir. Il poussa un cri de douleur, et retomba sur son escabeau : « Mon Dieu ! quand donc serai-je roi ? » ne put s’empêcher de dire le jeune prince ému jusqu’aux larmes.
— Bientôt, Dieu le veuille ! dit Nemours. — Jamais ! répliqua un troisième interlocuteur, jusqu’alors invisible. Et Louis XI parut, puis Tristan, puis Coictier, et quelques autres familiers du vieux roi.
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