Hégésippe Moreau

Hégésippe Moreau

Résumé

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Œuvres de Hégésippe Moreau

Pauvre Nemours ! ce doux rayon du ciel qu’on nomme l’espérance n’avait donc glissé dans son cachot que pour lui en faire paraître ensuite l’obscurité plus profonde ! « Avoir seize ans, pensait-il, un frère comme le dauphin Charles, une sœur comme Blanchette, et mourir ! » Et, dans chaque son vague et lointain de la grosse horloge du château qui lui mesurait ses dernières heures, il croyait distinguer ces mots : Mourir, il faut mourir !
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Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Œuvres de Hégésippe Moreau

Encor poudreux des camps, il vole à la bataille.
Il part ; les cris de mort ne l’intimident point ;
Il plonge dans l’émeute, un pistolet au poing,
Devant les conjurés se dresse, loi vivante,
Comme dans un filet, les prend dans l’épouvante,
Et, sans qu’ils aient tiré le glaive du fourreau,
Les ramasse tremblants et les jette au bourreau.
C’est bien : justice est faite, et, joyeux dans leur tombe,
Les cordeliers martyrs acceptent l’hécatombe.
Un nouveau roi déchu fait hommage à Samson ;
La hache, qu’ébréchait une longue moisson,
Humide d’un sang pur, dans le sang est lavée.
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« Angélina ! Angélina ! » C’était la reine des fées qui l’appelait, irritée d’une si longue absence. Épouvantée, Angélina se débarrassa des petites mains qui l’enchaînaient et sortit. Trop vite, hélas ! car, dans son trouble, elle oublia sa baguette, dont le plus jeune des enfants s’était fait, sans songer à mal, un hochet dans son berceau. Or, vous saurez, ma sœur, qu’une fée qui perd sa baguette est une fée perdue. La pauvre Angélina ne s’aperçut de son malheur qu’à l’explossion de murmures qui salua son retour au palais
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