Résumé

Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Oeuvres complètes de Casimir Delavigne… (1846)

COITIER.
La douleur dit vrai : je dois donc le connaître. Peu d'hommes sont méchants pour le plaisir de l'être; Pas un, hormis Tristan; l'intérêt ici bas, Et non l'instinct du mal, fait les grands scélérats. Instruit de votre sort, j'ai couru vous défendre. D'abord votre ennemi ne voulait pas m'entendre; Mais la douleur l'abat, et j'en ai profité; Car vous étiez perdu, s'il se fût bien porté. J'ai l'art d'apprivoiser son humeur irascible; Nemours, j'ai mis le doigt sur la fibre sensible : La Bourgogne est son rêve; il la veut en vieillard; Désir de moribond n'admet point de retard.
Source : Gallica

Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Oeuvres complètes de Casimir Delavigne… (1846)

Alphonse! ô ciel! Alphonse!... Ah ! madame ! ce nom que votre voix prononce, Votre coeur le dément; mais le charme est détruit. Je repousse l'appât qui long-temps m'a séduit... Qu'ai-je dit? Je me trouble, et crains votre présence. Je fuis, soyez heureuse; une prompte vengeance Punira l'insensé qui vient de vous braver, Et la mort est partout pour qui veut la trouver.
AURÉLIE.
Comte !
ALPHONSE, revenant.
Vous me plaindrez; sans doute on vous adore! Mais avec cette ardeur, ce feu qui me dévore, Ce dévouement de l'âme, avec cet abandon De mes voeux, de mon sort, de toute ma raison, Jamais!
Source : Gallica

Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Oeuvres complètes de Casimir Delavigne… (1846)

LIONI.
Il me sauve, et c'est moi qu'il redoute! Le doge l'épargnait ; mais par bonté sans doute. Ses longs ménagements me semblaient superflus : Pour un patricien qu'aurait-il fait de plus? Il interrogeait mal ; point d'art! aucune étude! Mais a-t-il, comme nous, cette froide habitude De marcher droit au but, sans pitié, sans courroux, Et, si la mort d'un seul importe au bien de tous, De voir dans la torture, à nos yeux familière, Le chemin le plus court qui mène à la lumière? C'est étrange : Bertram frémit en l'abordant, Et ne veut à la fin que lui pour confident.
Source : Gallica

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