Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Théâtre choisi de Voltaire. Tome 5 (1831)

Sur cet autel, hélas! j'ai fait d'autres serments... Dieux ! vous les receviez ; ô Dieux, votre clémence A du plus tendre amour approuvé l'innocence. Vous avez tout changé... mais changez donc mon coeur, Donnez-lui la vertu conforme à son malheur... Ayez quelque pitié d'une ame déchirée, Qui périt infidèle, ou meurt dénaturée. Hélas! j'étais heureuse en mon obscurité, Dans l'oubli des humains, dans la captivité, Sans parents, sans état, à moi-même inconnue... Le grand nom que je porte, est ce qui m'a perdue. J'en serai digne au moins... Cassandre, il faut te fuir, Il faut t'abandonner...
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire Théâtre choisi de Voltaire. Tome 5 (1831)

JULIE. Et la femme d'Antoine est ici-mon appui!
FULVIE. Grâces à ses forfaits, je ne suis plus à lui. Je n'ai plus désormais de parti que le vôtre. Le destin par pitié nous rejoint l'une à l'autre. Qu'est devenu Pompée ?
JULIE. Ah! que m'avez-vous dit? Pourquoi vous informer d'un malheureux proscrit ?
FULVIE.
Est-il en sûreté ? parlez en assurance : J'atteste ici les Dieux, et Rome, et ma vengeance, Ma haine pour Octave, et mes transports jaloux, Que mes soins répondront de Pompée et de vous, Que je vais vous défendre au péril de ma vie.
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire Théâtre choisi de Voltaire. Tome 5 (1831)

Qu'Ecbatane est à moi... Non, pardonne, Obéide; Ecbatane est à toi : l'Euphrate, la Perside, Et la superbe Egypte, et les bords indiens Seraient à tes genoux, s'ils pouvaient être aux miens. Mais mon trône, et ma vie, et toute la nature, Sont d'un trop faible prix pour payer ton injure. Ton grand coeur, Obéide, ainsi que ta beauté, Est au-dessus d'un rang dont il n'est point flatté : Que la pitié du moins le désarme et le touche. Les climats où tu vis, l'ont-ils rendu farouche? O coeur né pour aimer, ne peux-tu que haïr? Image de nos dieux, ne sais-tu que punir? Ils savent pardonner.
Source : Gallica

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