Voltaire,
Lettres choisies de Voltaire
(1872)
“ Ce fut même notre première tragédie régulière, et la Sophonisbe de Mairet l'emporta toujours sur la Sophonisbe de Corneille. Les esprits sont devenus depuis beaucoup plus raffinés et moins naturels. La Sophonisbe de Mairet, quoique corrigée avec le plus grand soin, a déplu à une nation qui ne veut point voir un roi traité comme un esclave par un Romain, obligé par ce Romain de quitter sa femme, et se déshonorant par la mort de cette femme même, pour n'être point déshonoré en la voyant traîner en triomphe à la queue de la charrette du vainqueur. ”
