Gaston Bizos, Etude sur la vie et les oeuvres de Jean de Mairet… (1877)
“ Pourquoi n'a-t-il pas laissé à sa Sophonisbe la gloire de mourir comme Annibal, en buvant le poison qui va la soustraire à l'esclavage? A quelle bizarre idée a-t-il obéi, quand il a cru devoir attribuer à Massinisse la sauvage et brutale énergie de tuer lui-même la femme qu'il adore? Combien ce forcené, revenant pâle, troublé, chancelant, est moins intéressant que le Massinisse de Mairet, dont le sombre désespoir, quelque violent qu'il soit, ne manque ni de la dignité qui convient à un roi prêt à mourir, ni du superbe dédain de la victime qui s'estime supérieure à ses meurtriers ? ”
