Henri Chardon, La Vie de Rotrou mieux connue, documents inédits sur la société polie de son temps et la querelle du Cid… (1884)
“ Rotrou, avec une modestie bien rare, et qui sent le galant homme, salue en Corneille un poète tout près de le dépasser: Juge de ton mérite, à qui rien n'est égal, Par la confession de ton propre rival. Pour un même sujet même désir nous presse ; Nous poursuivons tous deux une même maîtresse ; La Gloire, cet objet des belles volontés, Préside également dessus nos libertés. Mon espoii toutefois est deçu chaque jour depuis que je t'ai vu prétendre à son amour. Ma muse tremble et n'est plus si hardie, Une jalouse peur l'a longtemps refroidie ”
