Sylvie

Définition et enjeux

Portrait de Charles Silvestre Charles Silvestre,  Belle Sylvie (1925)

“ Sylvie fut prise de peur et s’enfuit à travers les salles du château. Alors, Mme de Flamare parut en gémissant ; elle attesta les cieux que sa fille était pure comme l’agneau tondu ; que cette enfant tentait de loger la mer dans une coquille de noix ; qu’il demeurait vain de laisser trotter son cœur sur des sentiers qui se perdaient dans le désert des afflictions ; que Sylvie perdrait, sous l’empire de tels soucis, nobles, à la vérité, ce fard dont la nature avait orné son visage de jeune déesse. Il était bien téméraire à des mortels de vouloir panser des blessures innombrables. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Charles Silvestre Charles Silvestre,  Belle Sylvie (1925)

“ Elle faisait le chemin du Chaperon rouge pour aller boire en quelque métairie une jatte de lait, qu’elle partageait avec Marie-Gabriel. Le loup rentrait dans le hallier. On entendait des bergères chanter des chansons qui étaient nées sous le règne des rois. Claude souriait dans l’air brillant à Sylvie qui s’apaisait. L’âme suivait la pente du bonheur, comme l’eau pure qui s’ouvrait çà et là, en vives grappes de lumière. Cet étang que l’hiver avait assombri, mêlait les couleurs du ciel purifié et le vent des lointaines mers ne venait plus le tourmenter. ”
Source : Gutenberg

Henri Cantel,  Amours et priapées (1869)

“ Elle a tout refusé, les fruits de son verger,
Ses lèvres et son cœur, et dans son cœur sa vie.
Sylvie, il t’aime encor, mais il ne t’aime plus :
Il lève sa tunique, il souffre, il a la fièvre ;
Il jette vers ton sein des soupirs superflus
”
Source : Wikisource

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