Élisa Michaud, Canadiennes d’hier
“ Je suis votre petite Sylvie, vous êtes ma chère gros’maman et nous ne nous sommes presque pas vues. Je n’appelle pas « se voir » se rencontrer une fois, à la hâte, et en présence de madame Rivet. Votre beau pays, à ce temps-ci de l’année, doit être poétique, et combien davantage le sera-t-il en cette nuit où le ciel visitera la terre ! Quelle impression de repos, de paix surnaturelle doit pénétrer l’âme à l’aspect de ce moelleux tapis de neige qui suit les ondulations du terrain, s’étend sur les collines et ne s’arrête qu’au bord du ciel ”
