Paul Féval

Définition et enjeux

Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ Monsieur Paul, fit Thérèse, travailler de vos mains !
Paul se mit à rire.
— À moins qu’un héritage ne me tombe des nues ! dit-il gaîment. Mais voyons, maman, parlons un peu de moi. Je vous ai dit que j’avais désormais plus d’une raison pour vivre ; je ne serai peut-être pas forcé de me faire ouvrier tout à fait ; je vais avoir un appui, un mentor ; mon frère Jean est arrivé.
— Bravo ! s’écria Mme Soulas ; voilà une vraie nouvelle ! Quand le verra-t-on, ce beau M. Jean ? C’est un baron, savez-vous ?
Paul regardait avec distraction l’adresse de la lettre.
”
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Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ Le général, en même temps, saisit le bras de Paul.
— Restez ! ordonna-t-il.
Avant de passer le seuil, Ysole se retourna.
Elle avait aux lèvres son éblouissant sourire.
Paul fléchit les genoux.
— Un rêve ! répéta Ysole. Mon père, vous n’avez qu’une fille qui va bientôt vous sourire ; Suavita n’a jamais eu de sœur. Il n’y a qu’une Champmas, Monsieur Paul Labre, qui vous doit la vie et à qui vous devez le bonheur.
La porte retomba sur elle. Suavita s’éveilla, disant :
— Paul !... oh ! comme je demandais à Dieu de pouvoir prononcer un jour votre nom.
”
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Paul Féval,  La Rue de Jérusalem

“ Paul appuya ses deux mains contre sa poitrine.
— Elle a respiré, dit Ysole, qui mit sur le front de l’enfant un troisième baiser.
Elle se releva et ajouta en regardant de nouveau son père tête levée :
— Monsieur, quoique je ne sois pas coupable envers vous, je vous demande pardon. Mme la comtesse de Clare, qui m’a perdue, n’était pas la parente de Thérèse Soulas, mais bien celle du général comte de Champmas.
Un rouge de sang remplaça la pâleur qui couvrait les joues du général.
”
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