Guezevern

Définition et enjeux

Paul Féval Le Mari embaumé

Qui parle de Guezevern ? repartit le prieur. Guezevern est un beau louveteau. Il nous en faudrait seulement trente mille comme lui, bien équipés et armés. Mitraille, maraud ! ce pâté m’a mis en appétit. Qu’on me rôtisse un chapon pendant que je vais escarmoucher avec cette langue fumée. Et du vin frais ! Je ne m’en dédis point, monsieur mon frère, vous ne vous souvenez pas assez de votre origine. Vertujeu ! le roi Henri notre père avait aussi la colique, dit l’histoire, mais il s’en guérissait bellement à force de boire et de battre !
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Paul Féval Le Mari embaumé

Guezevern ! le mari d’Éliane, qui était cent fois plus belle et qui avait un cœur !
Ce Guezevern pouvait passer, cependant, pour une âme bonne et vaillante. Rien ne lui manquait, ni l’honnêteté, ni l’intelligence, ni le bon sens, même.
Elles ont un attrait, un mordant, un charme ; elles entraînent, comme tout fruit défendu. Voulez-vous mon opinion ? Les fous vont à elles surtout à cause du mal qu’en disent les sages. Le sermon fait l’ivrogne. Criez bien haut que telle plate et insipide boisson, l’absinthe, par exemple, est un poison, la moitié de Paris ne voudra plus d’autre breuvage.
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Paul Féval Le Mari embaumé

Dame Honorée était la tante à la mode de Bretagne du cadet Pol de Guezevern, page de M. le duc de Vendôme.
D’un côté du clos Pardaillan, il y avait une belle et plantureuse allée de tilleuls qui rejoignait le grand verger du couvent, de l’autre c’était un parterre qui, à cette époque de l’année, semblait un immense bouquet de fleurs. L’air était chargé de parfums et semblait lourd malgré l’heure matinière.
Du haut du perron, Guezevern fouilla l’ombre de l’allée, d’abord, puis les massifs de roses et de chèvrefeuilles. Il ne vit rien. Il écouta : on ne chantait plus.
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