Paul Féval, Le Mari embaumé (1866)
“ La vie de maître Pol, devenu grand seigneur, était tellement bizarre, que le doute jaillissait des esprits les plus crédules. Et pourtant, le doute avait tort, chacun savait bien cela, et dame Honorée mieux que personne, puisqu’elle connaissait Éliane, sa nièce, un cœur d’or, une vertu pure comme le diamant. Éliane s’était retirée, toute jeune et toute belle qu’elle était, vivant comme une recluse, malgré son titre de comtesse qui l’eût si aisément appelée à la cour ; Éliane s’était donnée tout entière à un dur, à un lugubre devoir. ”
