Cardinal de Mazarin

Définition et enjeux

Paul Féval,  Le Mari embaumé (1866)

“ Entre tous ceux-là, le cardinal de Mazarin est un des plus curieux exemples que puisse présenter l’histoire.
À part la reine de France, qui avait pour lui une affection mêlée de rancune, l’histoire ne lui reconnaît pas un ami.
Ce qui ne l’empêcha point de traverser, en retombant toujours sur ses pieds, l’une des époques les plus troublées de la monarchie.
Personne ici n’avait rien contre notre belle Éliane, mais tout le monde, pour divers motifs, abhorrait M. le cardinal de Mazarin. La haine, sentiment actif, noie toujours la passive indifférence.
”
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R. Chantelauze,  Revue des Deux Mondes

“ Avec une habileté sans pareille, Mazarin sut profiter de l’ivresse et de l’éblouissement où fut plongé le coadjuteur par sa nomination au cardinalat pour enlever sur-le-champ à sa domination et à celle du duc d’Orléans le jeune roi et Anne d’Autriche. Du jour où la reine quitta Paris, Mazarin fut sauvé et le coadjuteur perdu sans ressource. L’un reconquit son ministère ; l’autre ne gagna qu’un chapeau de cardinal et une prison. Ainsi fut réalisée la prédiction de Retz à Gaston, l’oncle du roi : « Vous serez, monseigneur, fils de France à Blois ; moi, je serai cardinal à Vincennes. » ”
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R. Chantelauze,  Revue des Deux Mondes

“ Mazarin n’était pas homme à se laisser tenir en échec pour si peu. Lui qui disait souvent, lorsqu’il avait à se plaindre du pape, « qu’il saurait bien détromper les Français du fantôme de Rome, » comment eût-il respecté un lambeau de pourpre ? Avant de faire son entrée à Paris, il adressa à la reine un mémoire secret dans lequel il lui conseillait de faire arrêter son incorrigible ennemi. En même temps, il la priait de jeter au feu son mémoire, afin de s’épargner l’odieux d’avoir, lui cardinal, fait porter la main sur un autre cardinal. ”
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