Résumé

La perle, ou Les femmes littéraires… (18..)

J'étais là, je l'ai vue.... ô douloureux momens ! Comme il la regardait !... Bêlas !... elle est si belle Je l'étais autrefois, du moins il le disait ; Mon regard, mon langage, en moi tout lui plaisait. Pour une autre aujourd'hui l'infidèle soupire :
Ce n'est plus moi qui fais battre sou coeur;
Il ne voit, n'entend plus qu'Elvire.
Pourrai-je sans mourir contempler leur bonheur ? Laisse une infortunée à sa douleur en proie !
Va trouver les vieillards rassemblés sous l'ormeau ; Mais d'un aussi beau jour ne trouble pas la joie ; Ne dis pas que je pleure aux filles du hameau.
Source : Gallica

La perle, ou Les femmes littéraires… (18..)

Ses sons harmonieux se perdent dans les bois, Et, mêlant ses concerts à l'hymne des louanges, Du sein de la forêt, le choeur lointain des anges S'éveille, et répond à ma voix.
Ainsi, le jour au jour répète mes cantiques ; La nuit dit à la nuit mes chants mélancoliques ; Mais quand, dans cet exil où ta main m'a jeté, Mon coeur de tes bienfaits repasse la mémoire ; Quand un rayon divin, émané de ta gloire, Me révèle ta majesté,
Alors, prête à voler vers la plaine éthérée
Du feu de ton amour mon âme dévorée
Veut briser les liens de sa captivité
Source : Gallica

La perle, ou Les femmes littéraires… (18..)

La retraite, la prière, une vie unie et pénitente faisant notre chagrin, elles ne peuvent plus servir à notre consolation : on se peint le monde avec des couleurs si vives et si belles que l'on brêle du désir d'y paraître, et que l'on gémit de l'impossibilité de suivre ses désirs. Dans quel abîme alors l'âme n'est-elle pas plongée ! Dans quel désordre affreux le coeur ne tombet-il pas ! L'imagination se forme des objets pleins de charmes, de choses qui ne sont réellement que des sujets de douleur et d'amertume.
Source : Gallica

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