“ Je vois déjà pâlir l’azur : Le temps m’entraîne avec vitesse, Et, comme au fond d’un antre obscur, Son char léger roule, et m’emporte Sous l’arche sombre de la porte Qui conduit l’homme à l’âge mûr. ”
Antre
Définition et enjeux
L’antre désigne, dans la tradition littéraire, un lieu souterrain, caché ou symbolique, souvent lié à l’isolement, à la méditation ou à la métamorphose. Ce thème a été abordé par de nombreux auteurs, de Platon, qui en fait un lieu métaphorique d’ignorance dans La République, à Xavier de Maistre, qui le présente comme un refuge dans Voyage autour de ma chambre.
Hippolyte Taine le compare à des sentinelles immobiles, tandis que des textes religieux en font un espace de mystère et d’attente. Ces interprétations diverses mettent en lumière la richesse des significations, allant du concret au symbolique.
Citations sur l'antre
“ Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. ”
Impressions de guerre de prêtres soldats… (1916-1917)
“ Ceux qui sortent de leur antre se massent par petits détachements. Certains, comme il est difficile d'évacuer ces chambrettes basses faites à la mesure d'une couche, y restent blottis. Ils ôtent leur bon- net, s'agenouillent comme ils peuvent, déposent leur déjeuner ou leur papier à lettre, croisent les doigts, se recueillent, font un grand signe de croix pendant que je me penche pour les absoudre, et quand mon collègue, agenouillé sur la paille de l'entrée, se courbe pour passer la tête sous la porte et leur tendre la sainte hostie, communient avec une piété naïve de grands enfants. ”
Xavier de Maistre,
Voyage autour de ma chambre
“ — Fuis, bergère, presse ton troupeau, cache-toi dans les antres les plus reculés et les plus sauvages : il n’est plus de repos sur cette triste terre. ”
Hippolyte Taine,
Carnets de voyage
“ Quelquefois il y en a deux ou trois sur un versant, solitaires, immobiles comme un poste avancé de sentinelles, avec une fierté et une beauté juvéniles. D’autres en troupe descendent jusqu’au fond d’une gorge, comme une armée en marche. ”
George Sand,
L’Homme de neige
(1859)
“ Non, non, n’allons pas plus loin, dit-elle ; restons à l’entrée. Voilà une petite embrasure masquée par des planches, restons là et ne parlons plus, car vous savez bien qu’il y a des joueurs qui trichent et qui rôdent pour avertir les autres. ”
Nicolas Gogol,
L’Inspecteur général (Le Révizor…
“ Tu veux de la compagnie, entre dans un magasin. Un chevalier-garde te racontera ce qui se passe au camp, et t’explique ce que veut dire chaque étoile au ciel comme si tu l’avais dans la paume de ta main... ”
Maurice Barr, Mémoires d'une poule noire (1868)
“ Le navire a touché, la barre est engagée ! Aux pompes! aux pompes! hurla le capitaine Trompe-le-Vent. Au même instant, M. Timothée, pâle, effaré, vêtu d'un costume de sauvetage se précipita dans la cabine. - Nous sommes perdus! cria-t-il aux enfants terri- fiés; la barre est engagée ; le navire fait eau de toutes parts. il n'y a plus qu'un remède. Prenez tout ce que vous avez de plus précieux, et montez sur le pont, car les canots doivent être démarrés, et il n'y a plus qu'à se sauver. ”
Camille Lemonnier,
Adam et Ève
“ Une branche battait contre le seuil et toujours faisait le bruit d’un pauvre qui veut entrer. Ouvrez la porte, ouvrez la fenêtre, n’empêchez pas la vie de faire ce qu’elle doit faire. Il y a quelqu’un dans une simple branche comme dans le vaste ciel. ”
“ Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; Il fait paître son troupeau parmi les lis. — 4. Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa [1] , Agréable comme Jérusalem, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières. 5. Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de Galaad. 6. Tes dents sont comme un troupeau de brebis, Qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux, Aucune d’elles n’est stérile. ”
Rosine Midy, La vie et la mort du duc d'Orléans… (1842)
“ C'est bien , c'est noble et grand : sous la tente empressée Que vos mains sur leurs fronts à la hâte ont dressée , Ils sont là maintenant, recueillant leur espoir, Leur force et leur courage, et tâchant d'entrevoir, Grâce à votre rayon qui perce leurs nuages, Quelqu'horizon moins sombre à leur triste voyage. ”
Vasile Alecsandri,
Les Doïnas
(première édition 1853)
“ Sur des coursiers, rapides comme des hirondelles, Libres, ardents, sans freins, ni selles. Coursiers agiles comme le vent... La terre en tremble sous leurs pieds. Ils sont nombreux comme le sable des mers ! ”
Gaston Leroux,
Le Fils de trois pères
(1925)
“ Ils sont sur la porte du corps de garde intérieur avant qu’on se doute seulement de quoi que ce soit et ils bouclent. Toi, tu passeras ! Et puis je sais qu’il y en a qui te croient innocent ! Ceux-là seront contents de fermer les yeux et les oreilles. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ « Quelqu’un a-t-il suffisamment et veut-il davantage, la terrible troupe ravage tout. On se charge du butin et l’on brûle la maison ; on plie bagage et l’on court. « Loin de sa demeure, ainsi le premier s’avance d’un pas ferme et entraine le second. Quand le plus vaillant a ouvert la carrière, le reste vient à la file après lui. » ”
Mary Gay, Albertine de Saint-Albe
“ C’est là qu’on rencontre des voyageurs avec lesquels on cause en cheminant ; des marchands forains qui vous proposent des étoffes nouvelles ; des soldats qui rejoignent leurs corps et qui vous font avec joie le récit de leurs batailles ; de paisibles laboureurs qui reviennent de leurs travaux ; des chaises de poste, qui, par leur course rapide et la livrée des domestiques, annoncent l’opulence de ceux qu’elles emportent, et avec qui l’on s’identifie par la pensée. ”
Louis Watteau, Catalogue raisonné du Musée Wiertz… (1865)
“ L'archange qui veillait aux portes du séjour éternel, en regardant passer les esprits allant de sphère en sphère porter les songes qui bercent les misères et consolent de la vie, l'archange a vu briller à ses pieds les fauves étincelles qui jaillissent des yeux des guerriers composant les noirs bataillons. ”
Le P. Havard, Le Premier pèlerinage de pénitence et la Terre sainte… (1888)
“ On s'étend sans ôter ses habits, comme le soldat sous la tente; pour peu qu'on allonge les pieds ou les bras, on est sur le terrain d'autrui. Et quelle chaleur dans ces dortoirs peu élevés où sont entassées cinquante, soixante personnes! ”
James Fenimore Cooper,
Le Corsaire rouge
“ Allons, courage, dit-il ; voilà le moment de jouer des doigts et de l’aiguille, comme si vous étiez sur votre établi. Vous êtes dans l’usage, vous autres gens retors, de commencer par visiter le fond de cale ; ce qui n’est pas si bête, puisque c’est cela qui soutient le reste du bâtiment. ”
Jean-François Michel, Dictionnaire des expressions vicieuses usitées dans un grand nombre de départements et notamment…
“ Dites, il a trouvé le bon endroit, et non pas, La bonne endroit. ENF ENFERMER. Celui qui le soir, revient trop tard et qui trouve toutes les portes fermées, fait un singulier contre-sens lorsqu’il dit : Je suis enfermé. J’ai été enfermé hier et forcé d’aller coucher chez un de mes amis. — Je ne puis rentrer. J’ai trouvé hier la porte fermée, j’ai été forcé, etc. ENFERRER quelqu’un, ne se dit qu’au propre. Enferrer son ennemi. Mais au figuré, il s’employe avec le pronom personnel. Il s’est enferré lui-même. Laissez-les venir, laissez-les parler, ils s’enferront d’eux-mêmes. ”
Victor Jules Marie Laporte, La division du dragon (164e) : novembre 1916-janvier 1919 (1924)
“ Si notre action est, dans l'ensemble, une action secondaire, par les 'moyens réduits dont elle dispose elle peut devenir par l'entrain et la ténacité des troupes dans la marche en avant, d'une extrême importance. ”
Various, Le Tour du Monde; Kachmir
“ Ils vous poursuivront sur eau comme sur terre; avec une inlassable patience, ils mettront le siège devant votre tente ou votre bateau, s'insinueront peu à peu, eux et leurs marchandises, dans la place, et ne vous tiendront quittes qu'ils ne remportent, inscrite sur leurs livres, votre commande, livrable fin saison. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Sachez que cet éfrit m’enleva la nuit de mes noces, me plaça dans une boîte et, mettant la boîte dans la caisse, fixa sur la caisse sept cadenas, et me mit alors au fond de la mer mugissante qui se heurte et s’entrechoque avec les vagues. Mais il ne savait point que lorsqu’une femme d’entre nous désire quelque chose, rien ne saurait la vaincre. Et le poète dit, d’ailleurs : Ami ! ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Alors nous tous, avec le maître de la maison, nous fîmes nos efforts pour le retenir au milieu de nous, et le maître du logis insista beaucoup et l’adjura et lui dit : « En vérité nous ne comprenons rien à la chose. Je t’en prie, dis-nous au moins la cause qui te pousse à nous quitter ! » ”
Gustave Droz,
Monsieur, madame et bébé (75e éd…
(1875)
“ Il faut employer mille détours pour triompher de leurs frayeurs et gagner leur confiance. Mais si enfin, grâce à votre prudence, vous vous trouvez dans leur compagnie, d'abord les jeux cessent, les éclats et les cris s'éteignent, la petite troupe reste immobile, se gratte la tête, et tous les yeux inquiets vous regardent fixement. ”
Eugénie de Guérin,
Journal
(1934)
“ Ainsi chacun nous déménageons et ne faisons que dresser des tentes. Ce lieu en lieu où je vis, cette instabilité où je passe, me fait quelque chose de varié, sur un fond sérieux qui me plaît. Il y a plaisir et réflexion. ”
René de Mont-Louis, Kabyles et Kroumirs (1865)
“ Tous jettent à l'envi un regard curieux à l'intérieur, et en me tournant j'aperçois de charmants enfants, aux figures rieuses qui, accroupis, passent leurs têtes sous la tente et dardent sur moi des regards étonnés. ”
Alain-Fournier,
Propos sur le christianisme
(1924)
“ Entrer et sortir, ce n’est qu’un. Ainsi s’éveille le pas militaire ; ainsi, par cette porte qui n’est que porte, l’entreprise qui ne promet rien, ce qui donne vie au grenadier de pierre. Il attend de partir. ”
Francis Wey,
Chronique du siège de Paris, 1870-1871
(1871)
“ Vers le dèclin des nuits, vous discerniez parmi les colis des ébauches humaines accroupies, renversées sur les bagages amoncelés, et plongées, en attendant depuis la veille un tour de faveur, dans le sommeil fébrile qui continue par le cauchemar les veillées d'angoisse. Passait-il une fournée de militaires, les fuyards du beau monde se faufilaient dans un wagon de troisième entre les jambes deys soldats. Tels étaient les effets de la panique causée par la situation intérieure, plus encore peut-être que par les appréhensions de l'étranger. ”
Paul Vibert,
Pour lire en traîneau
“ Entrons par une porte quelconque, cherchons à corrompre le gardien ou le concierge, surtout des passages où il y a beaucoup de cafés-restaurants, et une fois non pas dans la cour, mais dans le long boyau qui longe le passage de chaque côté, nous allons jouir d’un coup d’œil qui n’est point banal. ”
George Sand,
Voyage à Majorque : George Sand illustré par Tony Johannot et Maurice Sand
(1868)
“ Quand ils marchent par groupes avec ces peaux fauves traversées d'une raie noire sur le dos, et tombant de la tète aux pieds, on les prendrait volontiers pour un troupeau marchant sur les pieds de derrière. ”
Comtesse de Ségur,
La Bible d’une grand’mère
“ Je vous apporterai de l’eau pour laver vos pieds ; et pendant que vous vous reposerez sous l’arbre qui ombrage ma tente, je vous servirai un repas pour ranimer vos forces, et ensuite vous continuerez votre chemin. ”
A. Geffroy, Les Récits de l’enseigne Staël et le Poète finlandais Runeberg
“ La troupe continue sa marche ; la jeune fille demeure attentive. À chaque rang, à chaque homme ses yeux adressent une question, question tremblante et pleine d’angoisse, question qui n’a pas d’autre voix que le souffle haletant qui sort de son sein. ”
Alphonse Ravenel, Souvenirs de Champigny : Carnet d'un soldat… (1882)
“ Nous passons par la rue Ibrahïm, nous franchissons la porte du même nom, et, après une heure de marche dans la campagne, nous arrivons au milieu de nos camarades qui nous accueillent avec joie ; ils s'empressent de nous aider à l'installation de nos tentes, et à la préparation, en plein air, de notre repas, nouvel apprentissage à faire. ”
Madame Mallès de Beaulieu, Le Robinson de douze ans
“ Présentement je n'avais rien de plus pressé que de conduire mon troupeau dans ma grotte, et de me livrer entièrement aux travaux que je devais achever avant la mauvaise saison. CHAPITRE VI. La caravane. Le porc-épic. La chaussure. Les récoltes. Le foyer. La tortue. Ah! la bonne soupe! Félix pense à l'hiver. Il craint de s'ennuyer. Il se prépare de l'ouvrage. Les habits de peaux. Les ficelles. Les paniers. Occupation de l'esprit. Voilà le beau temps. Voyage à la maison des champs pour y conduire le troupeau. ”
Edmond Rostand,
Revue des Deux Mondes
“ Et sur une toile de tente On s’endort satisfait pour peu Qu’un chef qui vous vit à l’ouvrage Ait dit simplement : « Beau courage, » Ou bien : « Belle tenue au feu ! » Le mot reluit et se retrempe. ”
Jacques de Voragine,
La Légende dorée
(1261-1266)
“ Et l’on raconte que, comme il passait en bateau par Paris, la foule des prisonniers virent s’ouvrir les portes de leurs cellules et tomber leurs chaînes, de façon qu’ils purent se rendre librement au devant de lui. ”
Gaston Leroux,
Rouletabille chez Krupp (1917)
“ Une vingtaine de territoriaux qui reviennent avec nous au poste de casernement particulier quand les repas ou les repos nous y appellent et qui nous suivent dans les différents ateliers où nous travaillons, sans cesser de nous surveiller jamais ! ”
“ Le fait est que les travaux, de marcher, de transporter, de creuser, de percer, de naviguer, de radouber, de dresser et lever les tentes, sont par eux-mêmes monotones et faciles ; ils sont faits et l’on n’y pense plus. ”
John Sherer, Les chercheurs d'or (Nouvelle édition revue… (1883)
“ Presque tous ces édifices sont eê bois. — Les entrepôts se distinguent par de superbes pavillons flottant au gré du vent, les tentes des mineurs sont blanches comme la neige. — Tout cet ensemble charme la vue. Vous descendez et vous vous mêlez à cette foule active, où vous rencontrez beaucoup de politesse. Presque toujours on répond volontiers à vos questions, mais sans se déranger de son occupation. ”
Nicolas Martin, Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1847)
“ Sous leurs tentes, rêvant l'occasion d'éclat, Ils dédaignent par trop le vulgaire combal, Tandis que, profitant de ce mépris superbe, Dans les champs glorieux d'autres glanent leur gerbe; Car des milliers de bras levés de toutes parts, S'efforcent de ravir les sacrés étendards. ”
Lucien Duc,
Souvenirs du siège de Belfort. Correspondance et journal d'un mobile du Rhône…
(1871)
“ Nous sommes douze , envoyés en poste avancé à quelques centaines de mètres de notre camp pour y faire l'apprentissage du métier militaire. A onze heures , nous décampons , c'est-à-dire nous enlevons nos tentes , nous les roulons avec nos couvertures et nous les passons en sautoir autour du corps ; nous ajustons aussi bien que possible tout notre bagage ( linge , bidon , etc.) autour des reins et nous rompons les faisceaux. ”
R de M, Mémoires de l'armée de Chanzy… (1871)
“ Le soldat doit-il, peut-il comprendre quelque chose à ce qui dépasse le cercle de sa compagnie ? Marchons, suivons le mouvement, comme disent les chefs, jusqu'à ce que nous tombions, et surtout pensons le moins possible. ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ Rendons-lui le respect et les devoirs funèbres que mérite sa vertu. Son corps reposera cette nuit dans ma tente, environné de tous les honneurs qui conviennent à un soldat. Rappelons l’armée sous les tentes, et allons jouir ensemble de la gloire de cette heureuse journée. ”
Émile Verhaeren,
Les Visages de la vie
(1916)
“ — Ouvrez , les gens , ouvrez la porte , je frappe au seuil et à l' auvent , ouvrez , les gens , je suis le vent qui s' habille de feuilles mortes . — Entrez , monsieur , entrez le vent , voici pour vous la cheminée et sa niche badigeonnée ; entrez chez nous , monsieur le vent . — Ouvrez , les gens , je suis la pluie , je suis la veuve en robe grise dont la trame s' indéfinise , dans un brouillard couleur de suie . — Entrez , la veuve , entrez chez nous , entrez , la froide et la livide , les lézardes du mur humide s' ouvrent pour vous loger chez nous . — Levez , les gens , la barre en fer , ouvrez , les gens , je suis la neige ; ”
Maria Edgeworth,
L’Absent
(1812)
“ D’autres gens de grande importance, firent leur entrée, tous occupés d’un petit accident arrivé à eux-mêmes, ou à leurs chevaux et à leur voiture, et ils en entretinrent tous ceux qui se trouvèrent à portée de les entendre. ”
T. Igonette, Voyage de Levaillant dans l'intérieur de l'Afrique… (1845)
“ Joignez à tous ces détails de ma caravane, une grande tente, une canonnière, les instrumens nécessaires pour raccommoder mes voitures, pour couler du plomb, un cric, des clous, du fer en barre et en morceaux, des épingles, du fil, des aiguilles, quelques eaux spiritueuses, etc., et vous aurez une idée parfaite de ce ménage ambulant. Mon train était composé de trente boeufs; savoir : vingt pour les deux voitures, et les dix autres pour relais ; de trois chevaux de chasse, de neuf chiens, et de cinq Hottentots ”
Édouard Demarchin, Lèvres de Velours
“ Une tête inquiète se montrait de temps en temps à la portière, interrogeant une petite porte qui s’ouvrait fréquemment, livrant passage à quelque homme ou quelque femme qui s’en allaient droit leur chemin, sans paraître attendre ou chercher quelqu’un. ”
Hippolyte Barthélemy, Manuel de l'engagé volontaire d'un an… (1874)
“ INSTALLATION DES TROUPES AU REPOS. I. Définition. — A la troisième situation de l'armée en guerre, au repos, correspond une partie de l'art de la guerre qui traite de l'installation des troupes dans les cantonnements, les camps et les bivacs ; elle s'appuie sur des considérations politiques, stratégiques, tactiques, administratives et hygiéniques. II. Cantonnements. — Le cantonnement est le logement des troupes chez l'habitant; il y en a de plusieurs sortes : 1° Pour la concentration, au début d'une campagne, en l'absence de tout danger immédiat. ”
