Résumé

Mary Gay Albertine de Saint-Albe

Comment, Mademoiselle, avec la fortune que vous donne votre oncle, vous voudriez faire un mariage d’inclination ! Ah ! vous n’y pensez pas. Laissez faire cette folie aux gens qui n’ont rien ; vous êtes riche, aimez une personne riche, voilà qui est raisonnable. Prenez y garde, n’allez pas imiter votre frère, vous perdriez un grand héritage. M. Adrien n’est pas aussi bel homme que M. le baron, j’en conviens ; mais ses propriétés touchent celles de M. de Saint-Albe, voilà l’essentiel ; il ne vous faut pas un mari qui vous emmène au bout du monde.
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Mary Gay Albertine de Saint-Albe

Léon est un homme charmant, un homme du monde ; il en connaît tous les usages. Il est impatient de vous revoir ; c’est tout simple, il sait que je vous aime : mais il craint d’être indiscret ; dans ces chagrins de famille, dans ce deuil général, il n’ose pas venir au château. Recevez donc tous ses vœux pour votre bonheur, et sa visite quand vous voudrez. — Je balbutiai : Je serai... Mon oncle sera charmé de revoir M. le baron d’Ablancourt. — Voyez vous, dit-elle en riant, comme elle a l’air fâché contre lui. Allons, ma chère Albertine, oubliez ce que je vous ai dit.
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Mary Gay Albertine de Saint-Albe

Madame d’Ablancourt, émue elle-même, me dit en me regardant : « Que vous êtes bonne et compatissante ! Les chagrins d’un inconnu vous touchent et vous attendrissent. Il est vrai qu’il s’agit de mon fils qui ne peut vous être étranger. Quel malheur, ma chère amie, ajoutait-elle en me serrant la main, quel malheur qu’il ait rencontré cette dangereuse personne ! Sans ce fatal voyage nous serions tous contens : elle heureuse avec un mari honnête homme, et Léon heureux avec l’aimable et douce Octavie. Mais continuez. » Oh ! ma mère, vous l’auriez chérie, j’eusse été fier de vous amener Albertine.
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