Arthur

Définition et enjeux

Portrait de Sainte-Beuve Sainte-Beuve,  Revue des Deux Mondes

“ Arthur, qui n’est pas un ouvrage composé, ni qui sente le talent de profession, Arthur, qui n’est guère peut-être qu’une suite de débris, de soupirs, de souvenirs et d’espérances, mais où le souffle est le même d’un bout à l’autre, et où l’esprit, vrai parfum, unit tout, sera, nous le croyons, une lecture propice et saine, et reposante, à bien des ames fatiguées, à bien des palais échauffés, un correctif, au moins d’un moment, à tant de talens plus brillans que sincères, à tant d’enthousiasmes dont la flamme est moins au cœur qu’au front ”
Source : Wikisource

Paul Devaux,  Les Fellatores

“ L’Altesse consolait de son mieux le bel Arthur, lui offrait ses services, protestait de son dévouement, de sa grande amitié, mais Arthur pleurait toujours dans le gilet de l’Altesse qui ne comprenait rien à cet humide désespoir duquel cependant il allait profiter et même abuser.
En se jetant dans les bras du prince, Arthur venait de se perdre complètement.
Le vice n’abandonne jamais ses victimes.
”
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Feydeau Ernest Feydeau,  Les Aventures du Baron de Féreste… (1869)

“ Arthur, qui avait si brillamment débuté dans l'emploi des jeunes premiers, Arthur, dont raffolaient toutes les femmes, l'espoir de sa famille, la gloire de son vieux père, l'orgueil d'Hermès qui s'était donné tant de peine, ainsi qu'on l'a vu, pour développer son esprit et former son coeur, Arthur, qui n'avait rien à faire qu'à se laisser vivre pour parvenir aux plus heureuses destinées, qui avait échappé, on peut le dire, par un hasard providentiel, au piège dans lequel allait le faire tomber une sensible Anglaise, était-il donc, hélas ! ”
Source : Gallica

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