Louis de Lyvron

Élements biographiques

Louis de Lyvron,  La chanson de l'alouette.... Le moissonneur (1880)

“ Du rayon d'une étoile, je l'ai vue glisser ; il y a longtemps, bien longtemps, quand les pères de ceux qui descendent ployés, un fagot sur l'épaule, passaient l'éclair aux yeux et la hache à la main.
Ce n'est pas une femme, ce n'est pas une fée, c'est l'Alouette.
LA PERVENCHE.
L'Alouette ?. La nuit je sommeille ; mais je rêve parfois et mon âme a des ailes ; sur le lac bleu je plane, sur les grands bois je passe, sur la lande je tournoie ; mais je n'ai jamais vu cette Alouette divine, dont le chant est l'écho de la voix du Puissant.
”
Source : Gallica

Louis de Lyvron,  Poèmes en prose (1867)

“ Elle arrache l'épée, un éclair déchire le toit d'érable, et un cheval blanc aux ailes noires, aux crins de feu, s'élance dans la salle aux boucliers d'or.
Les loups s'enfuient, les vautours s'envolent, les boucliers se brisent, la Rose du Nord se frappe. Le sang ne coule plus de la poitrine d'Attila.
Le blond jeune homme, frère des dieux, dit un mot à l'oreille d'Attila, un mot à l'oreille d'Hildewige, et les deux âmes quittent leurs corps sanglants.
Le cheval aux ailes noires les emporte.
Attila dit : « Je sais parler aux femmes comme aux cavaliers; elle a vu mon cœur, elle m'a aimé. »
”
Source : Gallica

Louis de Lyvron,  Poèmes en prose

“ Médrod, l’Écossais à la prunelle fauve, est en face de Genièvre.
Le festin est gai. Le guerrier, vigoureux comme l’ours, rit volontiers en vidant sa corne d’ivoire ; la blonde Genièvre a les dents blanches, les porteurs d’épée n’ont point de soucis, les joueurs de harpe point d’inquiétudes.
Merlin seul ne rit pas ; il regarde l’Écossais, et il dit dans sa barbe blanche : « le sanglier n’a pas mangé toutes les vipères. » Merlin voit dans l’avenir ; il est, comme Arthur, fils d’un esprit de l’air et d’une vierge bretonne.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature