Louis de Lyvron

Résumé

Louis de Lyvron,  Poèmes en prose

“ Il pleure la tête dans les mains, et Glëouloued, stupéfait, voit près de lui le barde gaulois. Le Gaulois dit à Arthur : « Pourquoi pleures-tu, roi des Gaëls ?
– Je pleure l’amour envolé et l’honneur mort.
– Rien ne peut tuer l’honneur de qui n’a pas failli, et personne ne sait quand l’amour s’envole. Prends ton épée, je combattrai près de toi.
– Compagnons ! sellez vos chevaux ! »
Les chevaliers s’éveillent, le guetteur allume, sur la colline, le feu du signal, le héraut frappe à coups de hache sur le bouclier aux bosses retentissantes.
« Où est Merlin ? » demande Arthur.
”
Source : Wikisource

Louis de Lyvron,  Poèmes en prose (1867)

“ Elle arrache l'épée, un éclair déchire le toit d'érable, et un cheval blanc aux ailes noires, aux crins de feu, s'élance dans la salle aux boucliers d'or.
Les loups s'enfuient, les vautours s'envolent, les boucliers se brisent, la Rose du Nord se frappe. Le sang ne coule plus de la poitrine d'Attila.
Le blond jeune homme, frère des dieux, dit un mot à l'oreille d'Attila, un mot à l'oreille d'Hildewige, et les deux âmes quittent leurs corps sanglants.
Le cheval aux ailes noires les emporte.
Attila dit : « Je sais parler aux femmes comme aux cavaliers; elle a vu mon cœur, elle m'a aimé. »
”
Source : Gallica

Louis de Lyvron,  Poèmes en prose (1867)

“ Alors une grande voix retentit dans les ténèbres. Cette voix dit : « Où est le premier-né de mes fils? Où est le chef aux longs cheveux?
Pourquoi, s'il veut rester muet, a-t-il quitté sa place entre la prière et l'épée? Pourquoi, s'il ne veut pas guider les Gaëls sur la route qui monte, déchire-t-il aux ronces de la terre les pieds couleur d'écume de la fille de l'aurore? »
L'âme de la Gaule répond : « Les hommes n'entendent que la voix des hommes. Boun est un homme maintenant; quand il aura pleuré, il dira à la terre les secrets des deux. »
”
Source : Gallica

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