Résumé

Le livre des ballades allemandes (1882)

Le vieillard s'écrie, joyeux et inquiet : — « Dites-moi ce que vous voyez ! — Je la reconnais à la qualité du son, c'est mon épée — qui a donné cette note aiguë. » — « Le brigand est tombé, — il a reçu sa sanglante récompense. — Gloire à toi, fleur des héros, — vaillant fils de roi »
Et tout rentre dans le silence ; — le roi écoute immobile : — « Qu'entends-je venir sur la mer ? — C'est un bruit de rames et de flots. » — « Voici qu'ils abordent, — ton fils avec l'épée et le bouclier ; — avec ses cheveux d'or, ta fille Gunild. »
Source : Gallica

Le livre des ballades allemandes (1882)

« Vous avez suborné mon peuple, séduirez-vous maintenant ma femme ? » — crie le roi, tremblant de fureur en tous ses membres. — Il lance son épée, qui, comme l'éclair, traverse la poitrine du jeune homme ; — au lieu des chants d'or, il en jaillit un flot de sang.
Et tandis que l'essaim des auditeurs est dissipé comme par la tempête, — le jeune homme rend l'âme dans les bras de son maître. — Celui-ci l'enveloppe de son manteau et le place sur son cheval ;
— il l'y attache debout et quitte avec lui le château.
Source : Gallica

Le livre des ballades allemandes (1882)

Du haut de son rocher, l'enchanteresse leur tend — ses bras nus. — « Je t'aime, embrasse-moi ! — dit-clic dans ses chants ; — je suis toujours prête,
— ma beauté s'épanouit, mon coeur brûle. »
Le fils du roi tient le gouvernail ; — « En avant ! à travers les eaux écumantes ! — C'est ici le séjour de la nymphe ! » — « Voici l'écueil ! » — « Qu'importe, camarades ! » — « Jésus Marie ! Seigneur du monde, — mon Dieu, sauvez-nous, nous sombrons! »
Le tourbillon saisit l'esquif vacillant : — « O Loreleï, ma belle ! »
Source : Gallica

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