Résumé

Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)

Dame Vénus lui tend sa lèvre vaporeuse : «Ma lèvre rose rit à toute heure du jour ; Mon oeil est aussi vif que l'étoile amoureuse; Quels desseins caches-tu ? veux-tu fuir ce séjour?»
«O laisse-moi, ton oeil brille ainsi qu'une étoile, Mais c'est l'enfer, de loin, qui perce en ses lueurs; O laisse-moi, ta lèvre est rose et rit sans voile... La flamme est rose aussi, l'aspic a des couleurs.
Laisse-moi, près de toi ma vie est en danger, J'ai soif de pénitence et de divine aumône; O Marie, aide-moi, des hauteurs de ton trône, Pour l'amour de ton fils, tire-moi de l'enfer!»
Source : Gallica

Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)

On siffle le couplet, on lance l'épigramme, On se rit de la femme, étoile du vieux temps ; Quand le héros, dans l'ombre, ajuste l'oriflamme, On passe à petits pas et l'on a peur du vent.
Viens, brise ton cercueil, descends du sombre choeur Avec ton noble fils, illustre Barbesourde ; Jusques en tes vieux jours tu sus montrer du coeur, Fais briller à nos yeux ta longue happelourde.
Source : Gallica

Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)

Quel est ce bruit d'airain le long de la vallée? Pourquoi ces cavaliers qui se percent le flanc? De fougueux escadrons parcourent la feuillée, Et de la liberté la flamme réveillée Pétille d'aise au bord des longs ruisseaux de sang. Et si vous demandez qui barre le passage, C'est Lutzow, c'est Lutzow et sa chasse sauvage.
Quels sont ces cris d'adieux à la douce lumière,
Ces râles sous des tas d'ennemis gémissants?
La mort fait palpiter cette large paupière,
Mais ce coeur indompté n'a point de tremblements :
Le sol de la patrie est sauvé des tyrans.
Source : Gallica

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