A.-P. Algare, Chants napoléoniens, poésies nationales… (1863)
“ Et pourquoi donc enfin, Seigneur, vous obstiner à demander ma main ? ROSEMOND. Pourquoi ? C'est par pitié pour vous-même, Madame ; Par pitié pour le fils que doit chérir votre âme, Lui que je vois languir, que vous abandonnez Et que perdront enfin vos refus obstinés. EMMA. Cruel ! c'est bien à vous d'affecter des alarmes Sur le sort d'un enfant dont vous causez les larmes ! Vous, qui seul avez fait ses malheurs et les miens Et qui par trahison lui ravîtes ses biens ! Non, ce fils innocent dont vous plaignez la peine, Ne meurt point assez vite au gré de votre haine. ”
