Jean-Pons-Guillaume Viennet

Jean-Pons-Guillaume Viennet

Résumé

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet Mélanges de poésie, par M. Viennet… (1853)

Qui pourrait condamner ce peuple valeureux , Et n'applaudir à sa victoire?
Qui? grand Dieu ! le dirai-je, et le ferai-je croire?
C'est l'Anglais; c'est un peuple orgueilleux de ses droits Qui pour sa liberté, pour son culte et ses lois, Combattit avec tant de gloire.
Il désarme les bras qu'il devrait appuyer ; Aux yeux de ces héros il ose déployer L'appareil de la force et de la tyrannie ; Et sur la mer, à son sceptre asservie, Il montre ses vaisseaux prêts à les foudroyer.
Au nom du sultan de Byzance, Il commande la paix et la soumission ; Il menace la résistance.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet Mélanges de poésie, par M. Viennet… (1853)

Et la victime, à sa rage soustraite, Les yeux troublés et la mort dans le cœur, Tombe à leurs pieds palpitante d'horreur.
Sédim la prend, la relève, et s'écrie : « C'est Zénida ! c'est toi que je revois ! »
Et le bonheur dont son âme est remplie, L'étonnement ont enchaîné sa voix.
Il ne peut croire à cet heureux prodige, Doute s'il veille; et d'un rêve trop doux Craint qu'un seul mot ne rompe le prestige ; Et de ses bras enlaçant son époux, Comme Sédim, interdite, incertaine, Le dévorant de ses regards surpris , D'amour, de joie enivrant ses esprits , Elle restait sans voix et sans haleine.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet Mélanges de poésie, par M. Viennet… (1853)

L'effroyable droit de la guerre Est-il le code affreux qui régit les humains?
Et d'où vient qu'à tes pieds repose le tonnerre, Quand le fort et l'injuste, armés du cimeterre, D'un peuple désarmé renversent les destins?
De leurs fureurs monument déplorable, Parga t'adresse en vain ses pleurs et son encens, Parga, veuve de ses enfants, Gémit en vain du sort qui les accable.
A l'aspect de Leucade, et non loin de ces mers Où de Rome et de l'univers, Auguste et son rival disputèrent l'empire, Naguère florissait, aux rives de l'Épire, La modeste cité dont je plains les revers.
Source : Gallica

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