Jean-François Maffre, L'Égyptide : poème en douze chants (1850)
“ La foudre cependant retentit dans les airs, Et ses coups, que nourrit une fougue aguerrie, Se succèdent toujours avec tant de furie, Que la terre, le cîel et tous les éléments, En restent ébranlés jusqu'en leurs fondements ! Le grand-maître inquiet, voyant grossir l'orage, Ne veut pas plus longtemps concentrer son outrage. Son âme en est blessée, et son cœur attristé Voit son honneur flétri par la postérité, Si dans ce jour fatal qu'évoquera l'histoire', Il subit son destin sans périr avec gloire. Ce présage funeste exalte sa valeur ; La mort, l'affreuse mort sourit même à son cœur. ”
