Basile Moreau,
La Vendée : poëme en douze chants
(1861)
“ Mais la guerre, la guerre Est jalouse du temps qu'ils donnent à leurs blés, Et le tocsin toujours sonne à coups redoublés. Le prêtre y joint sa voix : ils n'ont repos ni trêve. Pour voler au combat tout ce peuple se lève, Et, suivant un appel, qu'il croit la voix de Dieu, A ses champs dit, peut-être, un éternel adieu ! Et déjà vers Cholet l'orage s'amoncèle : Prêt à lancer les feux, qu'en ses flancs il recèle, Il gronde sourdement. A cet horizon noir Les Bleus vont, pleins d'ardeur, de courage et d'espoir. Kléber a tout réglé : son génie est leur guide, Leur étoile ! ”
