Résumé

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Le dernier des César, ou La chute de l'Empire romain d'Orient (1819)

Eddin a reconnu la reine de l'Épire.
Ce spectacle touchant l'accable et le déchire; Il fuit hors de lui-même, il s'arrête, revient, Reconnaît ce guerrier que la reine soutient, Fuit encor; c'est en vain, ce spectacle l'attire; La vertu dans son cœur a repris son empire, C'est elle qui l'entraîne aux pieds d'Épolaïs, Et lui fait embrasser les genoux de son fils: « 0 reine, des mortels voyez le plus coupable. »
Il ne peut achever: le remords qui l'accable Arrache quelques sons qu'étouffent les sanglots.
Lui-même est reconnu : la veuve du héros Repousse avec horreur l'Albanais infidèle.
Source : Gallica

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Le dernier des César, ou La chute de l'Empire romain d'Orient (1819)

Le peuple s'épouvante, et recule interdit, Pâlit aux fiers accents de sa voix foudroyante, Et frémit aux éclairs de sa prunelle ardente; Il n'ose respirer. De moment en moment, Sandialla prolonge un sourd rugissement; Et sûr, quand il voudra, de déchirer sa proie, Il goûte, en menaçant, une barbare joie.
Le désordre s'accroît; et les récits trompeurs Chargeant la vérité de leurs fausses couleurs, Jusqu'au palais des rois ont porté les alarmes.
César est averti, se couvre de ses armes, Appelle auprès de lui les soutiens de l'état, Et se rend aux autels menacés d'un combat.
Source : Gallica

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Le dernier des César, ou La chute de l'Empire romain d'Orient (1819)

Dans la vaste cité se répand la terreur.
Désertant leurs foyers, les Grecs saisis d'horreur, S'agitent en tumulte au bruit du sacrilège, Et veulent des autels venger le privilège.
Sandialla s'irrite : il pousse un cri perçant, Et déja resplendit son glaive menaçant.
Va-t-il du Dieu terrible affronter la colère?
Il n'est donc plus d'asyle et d'autel tutélaire!
L'enfer est invoqué! Du prophète menteur Le nom frappe trois fois la voûte du Seigneur!
Le barbare en tressaille; et de son cri sauvage
Il prélude aux combats, il ranime sa rage, Parmi les flots du peuple il s'élance, il bondit.
Source : Gallica

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