Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Qu’un scythe méprisé serait notre vainqueur ? Voilà ce qui m’alarme, et qui me désespère. J’ai refusé sa main ; je suis épouse et mère : Il ne pardonne pas : il se vit outrager ; Et l’univers sait trop s’il aime à se venger. Étrange destinée, et revers incroyable ! Est-il possible, ô dieu ! Que ce peuple innombrable Sous le glaive du scythe expire sans combats, Comme de vils troupeaux que l’on mène au trépas ? asséli Les coréens, dit-on, rassemblaient une armée ; Mais nous ne savons rien que par la renommée, Et tout nous abandonne aux mains des destructeurs. ”
